Le livre ayant inspiré ce film est loin d'être le meilleur ouvrage du grand Stephen King, disons-le d'emblée. Il ne fallait pas attendre la maestria des Évadés de Darabont mais un film sec et sans surprises.
C'est exactement ce que j'ai pu voir. L'introduction a le mérite de parfaitement retranscrire la folie meurtrière dépeinte dans le roman, avec une scène de violence collective plutôt bien torchée et des effets gores réussis. Puis commence un voyage à travers une Amérique froide et désolée pour atteindre le Canada, dans une photographie rappelant La Route de John Hillcoat. Classiques, reprenant les grandes lignes du livre sans jamais tenter de le transcender, les deux derniers tiers du film ne parviennent jamais à convaincre autant que l'introduction mais se suivent sans réel déplaisir jusqu'à un final délicieusement pervers.
Avec quelques scènes mémorables et une subtile critique de l'addiction aux téléphones portables, le film n'est pas la bouse attendue et mérite un unique coup d’œil si vous avez aimé le roman ou les histoires post-apocalyptiques en général.