Tel père, tel fils ?

Avis sur Comme des rois

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Ce 22 août 2017, Comme des rois est présenté en avant-première au public du Festival du Film Francophone d’Angoulême. Cette projection est programmée dans la salle Buñuel de l’espace Franquin à l’endroit-même où les scènes de casting du film ont été tournées.
Présent dans la salle, Xabi Molia nous révèle que l’idée du scénario lui est venue lors de la rencontre dans une gare d’un individu qui se lança dans le récit d’une histoire imaginaire mais parfaitement plausible. Un véritable travail de narrateur mais aussi d’arnaqueur qui valait amplement les vingt euros alors demandés par le conteur.
Comme des rois est un « titre à jeu » comme le revendique le jeune réalisateur. C’est aussi une réplique du film entendue avant l’action finale. Un récit d’émancipation d’un fils vis-à-vis d’un père arnaqueur et bonimenteur se cache derrière ce titre. Un fils (Kacey Mottet Klein toujours convaincant) qui se projette acteur de sa vie alors que son géniteur (Kad Merad façon Baron noir) semble victime de la sienne. Dans l’échec, ce dernier est un nouveau protagoniste parmi les perdants dont Molia se plait à tirer les portraits comme dans 8 fois debout (2009) et Les conquérants (2013).
Une photographie précaire, peu soignée et quelques raccourcis de scénario viennent ternir une narration alerte et fluide. Certains de ces raccourcis sont peut-être dus à des coupes excessives réalisées lors du montage technique du film. Nous n’avons pas de certitude sur ce point d’autant que la durée de Comme des rois est plutôt courte. Réalisateur et scénariste, Molia a indiqué avoir imaginé et écrit sept fins différentes. L’épilogue mis en images n’était probablement pas le plus optimiste du lot.

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