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Cuban Network par Christine Deschamps

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La plus grande qualité de ce film, c'est l'espagnol, avec l'accent cubain. Pour le reste, ça passe, mais sans plus : un imbroglio politique compliqué, dans lequel des bonshommes rivalisent d'ignominie joyeuse pour gagner le plus de pognon possible afin de défendre leur cause, quelle qu'elle soit,raconter les plus gros bobards du monde pour faire la nique à leurs adversaires, et faire une croix sur leurs scrupules pour dézinguer des innocents et/ou promouvoir leur façon de "penser" à eux, qui est donc forcément la meilleure. Où "penser" s'entendrait comme pisser, par exemple, parce que ce qu'ils font de leur tête pourrait aisément être fait également par une vessie. Ou une lanterne. Enfin bref, il s'agit d'espionnage et c'est inspiré de faits réels, et il ne me reste donc plus qu'à me ruer sur le tonneau d'hydromel pour résister à ce vendredi soir navrant à la sauce guerre froide. Et tandis que les bonshommes jouent trop bien à se tirer dans les pattes, quand ils ne se tirent pas tout bonnement dessus, les nanas sont à la ramasse, réduites à pleurer toutes les larmes de leur corps quand leur bonhomme à elles les plante là pour aller s'adonner à des passe-temps bien plus gratifiants que les roucoulades familiales. Ça met des plombes à leur sauter à la tête parce qu'elles sont à des années-lumière de ces préoccupations grandioses, occupées qu'elles sont à redécorer leur intérieur, se vernir les ongles, nourrir leurs gamins ou n'importe quelle autre activité subalterne et négligeable, elles ont l'air bien tarte, et hop, elles se refont une santé, soit en trainant l'indélicat mari devant les tribunaux pour obtenir une compensation pécuniaire, soit en le parant de qualités imaginaires pour pouvoir continuer à le bader, voire à s'ouvrir les veines pour lui. Je sens mon estomac à deux doigts de se soulever, je passe donc à l'aspect superficiel des choses : jolies lumières, grands espaces maritimes, Malecon venteux, images d'archives avec Castro en guest star, longues scènes explicatives , structure temporelle si embrouillée qu'il faut des petits rappels datés toutes les 20 minutes... on sent la besogne pleine de bonnes intentions et ça sauve (relativement) l'ensemble du naufrage, d'autant que les acteurs ne sont pas nuls, mais force est de constater que la sauce ne prend pas tellement tellement... Trop d'ambition ? Pas assez de recul ? Probablement.

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