Je crois qu'on tient là le numéro 1

Avis sur Fantômes contre fantômes

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Mes plus grands fans sont au courant, j'ai habité quelques années en Nouvelle Calédonie. Une fois arrivé là bas, il aurait été dommage de ne pas visiter la Nouvelle Zélande. Si vous regardez sur une carte, vous vous rendrez compte que ces iles font partie d'une espèce de ceinture qui entoure l'Australie au nord et à l'est en partant du triangle d'or de la péninsule asiatique jusque, donc, le pays de Peter Jackson.

A partir de mes observations, j'imagine que toutes ces iles sont faites dans le même moule, crées à partir de la rencontre de plaques tectoniques. Un détail qui a son importance car le relief imposé par cette caractéristique est assez particulier, que des montagnes, des falaises et des trous. S'il y a bien quelques morceaux de plaine que l'on suppose facilement comme des remblais naturels, je suis tenté de dire que la seule chose de plate que j'ai pu voir dans ce pays, c'est un terrain de rugby.

Ce voyage itinérant est un des plus longs et plus mémorables que j'ai pu faire et s'il me reste souvent en tête, c'est aussi parce que j'ai, d'une certaine manière, visité un plateau de cinéma géant. Des falaise arides, on reconnait tout de suite l'intro de Braindead, des vallons tout ronds de la comté, la forêt aux arbres noueux des Ents, les rivières escarpées, les étendues d'herbes jaunes et de rochers de la poursuite avec les wargs, c'est simple, à chaque coin, j'avais l'impression de croiser Aragorn.

J'ai principalement visité l'ile du sud et je n'ai pu visiter Wellington ou a été filmé The Frighteners (et Braindead) mais j'ai bien visité d'autres villes qui y ressemble à s'y méprendre. Des maisons jonchées sur des montagnes qui tombent directement dans l'océan, en formant de magnifiques criques, malheureusement abimées par l'étendue urbaine et surtout pavillonnaire.

Voici le décor dans lequel vont évoluer les personnages de ce film et si je me suis senti obligé de vous raconter ce constat géographique, c'est qu'il a son importance pour tenter de rapprocher une caractéristique du cinéma de Peter Jackson, à l'environnement dans lequel il a évolué. Vous savez, ce simili travelling dans lequel, la caméra part de l'extérieur, en hauteur, avance, s'incline vers le bas et plonge avec virtuosité à l'intérieur du décor en s'introduisant par le moindre orifice pour se retrouver au cœur de l'action. Clairement, le tic de langage de la trilogie multi millionnaire prend source dans le relief abrupte du pays natal du réalisateur et si d'emblée, il introduit directement la première séquence bien démente du film, on se rend compte que la profusion de moyens alloués par les studios américains permettent tout un tas de tentatives différentes pour nous rappeler sans cesse le relief. Ce qui va finalement contraster avec tous les efforts pour nous faire croire que l'histoire se déroule aux Etats-Unis.

Pour le reste, j'ai toujours accroché à cette brochette de fantômes, peut être la plus complète du cinéma. A l'époque, le spectre déguisé en faucheuse était une super idée, le fantôme du premier défunt qui voit son enterrement et se retrouve écrasé par son cercueil est une scène d'anthologie et on ne peut nier que tous les aspects, autant émotionnels que rocambolesques d'une telle histoire sont suffisamment abordés. Sans omettre l'hommage à Ghostbusters (facile) et, allez savoir pourquoi, à Shining et Full Metal Jacket qui sont du meilleur effet. Michael J Fox est parfait, tout comme Jeffrey Combs et Jake Busey. La pléiade d'acteurs néo-zélandais conférant encore une fois un décalage à nos standards US rajoutant un charme particulier.

Un film que j'ai toujours adoré et peut être mon préféré de son auteur

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