Lambert, c'est un héros, alors il peut pas mourir.

Avis sur Highlander

Avatar Joe Blob
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C'est génial, ça me rend profondément heureux à chaque fois que je le revois. Il y'a tout qui fait le charme des 80's là dedans, à commencer par la direction artistique; entre les highlands, le New York des motels crasseux, des parkings, des bars déserts, le penthouse d'un autre monde et les ruelles enfumées éclairées au rouge, tout a de la gueule, et ça rend le film très agréable à regarder. Les vieux effets spéciaux à la mode sont au rendez vous (foutons des éclairs partout!).
Les acteurs sont merveilleux, le méchant est inoubliable, punk Russe géant ultraviolent tellement over the top et badass que chaque seconde où il est à l'écran est un pur bonheur.
Christophe Lambert dans ce rôle est une perle : c'est forcé, ça se veut sérieux, intimidant, mystérieux, c'est raté, et son côté un peu looser rend les scènes de dialogue dérisoires et supportables.
La musique aussi, du Queen avec guitares grasses, on croirait entendre du Dirk Diggler, ajoute encore au charme apparemment infini de Highlander.

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Là où il aurait pu être mieux, c'est dans la manière qu'ils ont choisi de découper le film : au lieu d'alterner aléatoirement des scènes du passé, où on a l'entrainement du Lambert et ce qui pourrait le rendre intéressant, et des scènes du présent (80's) où on a une espèce d'enquête dont la finalité (Lambert est immortel et le Quickening etc.) nous est déjà connue, est pas très intéressante, parce qu'on sait déjà qui est ce personnage, et quelle est son histoire. Du coup, adieu l'aura de mystère que Lambert s'efforce de se donner. On peut imaginer un deuxième acte en deux parties, la première à New York, avec ce personnage dont on essaye de comprendre l'identité en même temps que la détective/blonde de service, suivi d'un récit flashback où on voit son passé et son entrainement, et d'un retour à l'intrigue amoureuse, suivi du climax. Difficile d'attribuer cette erreur au hasard quand on voit à quel point les transitions passé-présent (tellement inopinées que c'est à mourir de rire) sont travaillées en termes de style.
Un trou de scénario un peu agaçant aussi, on ne sait pas pourquoi c'est le gentil qui gagne à la fin, vu qu'il n'a rien de plus que le méchant, qui lui est présenté comme le guerrier ultime de la mort. Si c'est la blonde qui lui donne la force de, ça n'a pas de sens, parce qu'il ne sait pas encore qu'il pourra vivre et mourir avec elle si il gagne.
En tous cas, je me lasserai jamais de le regarder, de jubiler devant ce méchant, ce penthouse ou je veux habiter, ces combats d'épée dans le parking de Madison Square Garden, ce rire de Lambert courant sur la plage avec Sean Connery."""

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