Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point

Avis sur Highlander

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Highlander est typiquement un des films de mon enfance où la raison n’arrive pas à prendre le pas sur le cœur. Si la raison devait l’emporter, je m’épancherais sur les lacunes alors je ne ferai que les citer : Christophe Lambert avec son formidable accent français qui joue un Ecossais pur souche, Sean Connery avec son formidable accent écossais qui joue un Espagnol, le combat dans la tour où les effets spéciaux font pleurer nos yeux et un méchant très caricatural.

Comment ce film parfois assez maladroit est-il devenu aussi culte pour beaucoup de personnes ?
Tout d’abord, le thème abordé ne peut qu’interpeller. En effet qui n’a pas un jour rêvé d’être immortel pour traverser les âges et ainsi être témoin de l’histoire ? Le film débute en 1536 dans les hautes terres d’Ecosse pour terminer en 1985 à New York tout en passant par la Renaissance en France et la seconde guerre mondiale. Cette immortalité aurait pu être traitée comme un super pouvoir où le héros balaie tout sur son chemin et profite de sa très longue vie. L’intelligence du scénario est de justement d’aborder ce thème sous l’angle d’une malédiction qui oblige Connor MacLeod à survivre à tous ses proches.

Ajoutez à ce voyage dans le temps des combats à l’épée qui demeurent le seul moyen de tuer un immortel et ainsi d’acquérir ses connaissances via le Quickening (la puissance de l’éclair). Les combats ont certes pris un coup de vieux vu les standards actuels mais le plaisir reste intact.

Qui après avoir vu ce film, n’a pas eu envie de passer ses prochaines vacances dans les magnifiques paysages d’Ecosse ? Russel Mulcahy a certainement été sponsorisé par l’office du tourisme écossais tellement sa photographie rend hommage à cette région.

Highlander ne serait pas ce qu’il est sans sa formidable musique, quel film peut se targuer d’avoir plusieurs chansons composées spécialement lui par le plus grand groupe Rock de l’histoire, Queen ?
Chaque morceau transcende les images et nous emporte encore un peu plus loin dans ce voyage improbable. L’émotion atteint son sommet quand la malédiction de Connor Macleod le rend témoin de la mort de ses proches sous le sublime morceau « Who wants to live forever ».

Highlander, imparfait dans forme, compense avec sa générosité pour nous faire voyager jusqu’au moment où il n’en restera qu’un…

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