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Hugo Cabret par Pierrick Boully

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Paris, au tournant des années 1930. Hugo Cabret (Asa Butterfield) vient de perdre son père (Jude Law), horloger, et se retrouve orphelin. Alors qu'il vit dans une gare, le jeune garçon tente de réparer l'automate que son père cherchait à restaurer avant sa mort. N'hésitant pas à l'occasion à voler viennoiseries ou petits objets, il est pris en flagrant délit par un vieux monsieur tenant une boutique de jouets (Ben Kingsley) qui lui fera payer... Ce film est l’adaptation cinématographique du roman pour enfants L'Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick.
Hugo Cabret fut aussi nominé aux oscars dans la catégorie meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photographie, meilleure direction artistique, meilleurs costumes, meilleur montage, meilleure musique, meilleur mixage, meilleur son et enfin meilleurs effets spéciaux (il remporta ceux de la meilleure photographie, de la meilleure direction artistique, des meilleurs effets visuels, du meilleure montage sonore et du meilleur mixage son).

Ce qui choque, dès le « prologue » précédant le titre du film, ce sont les décors : à travers de longs plans s’allongeant parfois vers le plan séquence, nous découvrons le décors du film, la gare, mais aussi les tunnels qu’Hugo emprunte comme Christophe Lambert le fait dans Subway. Ainsi Hugo Cabret et ses décors peuvent nous faire penser au Bossu de notre Dame ou encore à Edward aux mains d’argent, on sent bien le côté conte de fée notamment dans la gare dont l’emblème est une énorme l’horloge centrale.
Un scénario enfantin vient se greffer dans cet univers. Ne contenant aucunes réelles surprises l’histoire se veut légère et sans complications, nous sommes très loin du Shutter Island du même réalisateur. Cela peut plaire ou non, mais le scénario est écrit pour les gamins et (de ce fait) contient quelques incohérences (ou maladresses) : l’automate ne sert finalement à rien si ce n’est de faire un très beau dessin, le train fonçant vers Hugo (qui devait de toute façon s’arrêter à la fin du rail) force l’arrêt jusqu’à traverser la gare, la scène « de transformation » très belle est-elle vraiment utile ?... Mais après tout, ne dit-on pas que plus un film est personnel plus il contient de maladresse ?
Du côté des acteurs aucun ne sort vraiment du lot, entre un Jude Law embauché à la dernière minute et un Ben Kingsley, assez ressemblant avec son personnage, mais jouant un peu trop le papi malheureux (il joue Papi Georges). Seul le héros, Asa Butterfield, sort du lot mais uniquement pour ses yeux bleus, son jeu lui n’est qu’une répétition de pleurs. A vrai dire un seul acteur semblait fait pour son rôle : Sacha Baron Cohen, il faut savoir que le casting des rôles principaux s’est fait un mois avant le tournage, dont certains rôles seulement quelques jours avant la production, et ça se sent : Hugo Cabret, ce n’est pas de bons acteurs.
Enfin une musique à l’accordéon style vieux Paris donne le rythme au film, dès les premières notes on situe l’histoire dans ce vieux Paris et donc la bande originale s’est imprégnée du film, mais ce n’est toujours pas la meilleure composition d’Howard Shore qui ici à totalement changé de style, celle d’A Dangerous Method pour la comparaison était meilleure, sans égaler celle du Seigneur des Anneaux, culte.

Hugo Cabret et donc un bon divertissement sans être le meilleur film de l’année, cela dépendra du cinéma mais c’est le premier film que je vois où la 3D est efficace.

Pierrick Boully

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