"Si, cowecto!"

Avis sur Inglourious Basterds

Avatar Karrie
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Bim. Fou rire. Et voilà, quand un Américain s'essaie aux langues étrangères, ça donne ça. En même temps, là, je crois que c'était fait pour.

Quelques spoilers suivent.

Je ne vais pas faire semblant de m'y connaître : quand je regarde un Tarantino, je ne saisis sûrement pas ne serait-ce que le dixième des hommages à l'écran. Pour moi l'image est cool, la musique est super chouette, les acteurs sont bons, y a du sang, c'est jouissif, et on sent un réalisateur qui s'éclate. Voilà, ça ne va pas plus loin. (Pour l'instant. Enfin, espérons.) Bon, j'ai identifié sans peine le Wilhelm scream... tiens, d'ailleurs, un type s'appelle comme ça dans le film. Je suppose que l'avoir fait crever avec ce cri comme soupir d'agonie eût été un peu gros. Mais ç'aurait été rigolo.

Le film est bien évidemment à regarder en VO, y a pas moins de quatre langages parlés à l'écran (c'est drôle de voir des sous-titres anglais sur du français d'ailleurs, hihi) et point de vue scénar, c'est loin d'être anodin – genre, l'interminable scène d'ouverture (ce n'est pas péjoratif ici), où Landa jongle entre anglais et français pour abattre ses cibles, où ce fameux signe de la main du British qui le trahit dans une cave remplie d'allemands. Oups.

Pour les acteurs, Christoph Waltz est, en un mot, incroyable, passant sans peine d'un homme exquis de politesse à une bête sauvage et sanguinaire aux yeux fous. Il est proprement flippant et comme l'a si bien dit @enilua, je lui voue à présent un culte. Pitt, Krüger et tout le reste s'en sortent très bien mais à côté de lui, difficile de peser.
En revanche, Mélanie Laurent et son pote français sont pas très doués, mais faut dire que le script ne les aide pas vraiment... comment dire...
« Si on est capables à nous deux d'empêcher que cet endroit soit détruit par le feu, on est capable à nous deux de le détruire par le feu ! »
... QUI parle comme ça ? On dirait pas 'brûler', en toute simplicité ? Et l'autre imbécile d'enchaîner sur un ton de maître d'école :
« Ouiii, Shoshanna, nous pourrions. »
It's called ACTING, honey.
Je ne sais pas vous, mais j'ai parfois eu l'impression qu'ils parlaient du français écrit. Pas systématiquement, mais certaines répliques sonnent vraiment faux.
Reste que ce n'est pas une excuse, ils ne sont vraiment pas très bons, et que la scène avec Waltz et Laurent dans le restaurant est limite douloureuse à regarder tant il est bon et elle insipide.

A présent pour les spoilers. Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qui est passé par la tête de Hans Landa (à part du vide) à la fin du film ?! En quoi se mettre à la merci d'un descendant d'Apache aux tendances sadiques et sérieusement remonté contre les nazis paraissait-il être une bonne idée ? Pourquoi il trahit son pays ? Au-delà de considérations patriotiques et en imaginant qu'il cherchait avant tout à tirer son épingle du jeu (et manifestement, c'est le cas), il voyait déjà le Reich condamné ? Qu'on m'explique ! Heureusement que Waltz est doué.
Pourquoi le soldat allemand est si entiché de Shoshanna alors qu'elle ne fait que faire la gueule et l'envoyer bouler ? (Bon, j'avoue, c'est pas un point si important que ça, et je suppose qu'il avait un égo surdimensionné au point qu'il pensait qu'elle lui tomberait dans les bras)
Question révisionnisme historique, c'est évidemment grotesque, mais ça nous offre une belle séquence de fin. Je ne crois pas qu'une personne à peu près saine d'esprit serait allée voir un Tarantino pour une retranscription fidèle des événements de la Seconde Guerre Mondiale.

En somme, I suck at concluding my reviews, pero esta pelicula fue un divertissement tout à fait honesto, y I advise you de veerlo. Auf Wiedersehen!

Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, l'allemand n'était bien évidemment pas ma seconde langue au collège.

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