Rage, rage, against the dying of the light (contient des spoilers)...

Avis sur Interstellar

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C'est l'histoire d'un ancien pilote, Joseph Cooper, qui a une fille appelé Murphy en hommage à la loi qui porte son nom (S'il existe au moins deux façons de faire quelque chose et qu'au moins l'une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu'un quelque part pour emprunter cette voie), et un fils aussi, dont le rôle est sporadique tout comme le grand-père qui ne sont là que pour représenter des figures tutélaire.

Sur une terre plus ou moins condamnée à court termes par des problèmes d’ordre climatiques qui altèrent les fonctions biologiques de la terre. Et où une population de plus en plus malade doit faire face à son destin de plus en plus sombre. Coop se voit charger par la NASA d’effectuer une mission top secret, consistant à retrouver des scientifiques partis en reconnaissance d’une autre planète habitable.

La première planète visité, fait état d’un chaos total avec des vagues énormes, qui rappelle un peu, voire beaucoup, la verticalité utilisé dans Inception. Une première mission qui leur fait perdre 23 ans.

Pendant ce temps-là Murphy devenu scientifique, comme papa, s'aperçoit que Mr Brand responsable des missions top secret a menti sur la faisabilité du projet.

Voilà ce que je considère être la première partie du film. Une partie de mise en place des personnages et de l’histoire. Sans se perdre dans des propos scientifique et sautant les moments inutiles, avec une musique qui rythme parfaitement les différentes lieux et moments intenses du film. La mise en place d’un “fantôme” est le fil rouge du film et instauré habillement, avec une mention spéciale pour la performance de Mackenzie Foy.

La deuxième partie du film commence par des retrouvailles émouvantes entre Cooper et sa famille. Moment où l’on s'aperçoit de la complicité immense qu’il existait avec sa fille et du manque d’émotion envers son fils à travers une certaine résignation de ne plus se revoir.

Ensuite s’en vient le moment où il faut choisir entre deux planètes, car le vaisseau ne dispose pas d’assez d’énergie pour visiter les deux suivantes. Le moment que je considère comme le moins abouti du film où la situation devrait être empli de plus de querelles et surtout de dialogues plus travaillés, le but étant de sauver la population d’une planète.

La seconde mission se déroule sur une planète pleine de glace, découvrant par la même occasion l’explorateur de la première mission. La science faisant partie intégrante de la découverte d’autres planètes, l’aspect ingénieux réside dans l’analyse de l’espace environnant tout en le découvrant.

Les images d’une terre de glace ne laisse que peu de place pour l’homme. L’introduction de ce que l’on pourrait appeler un méchant, ce que j'appellerais moi un humain qui agit dans son intérêt avant d’avoir œuvrer pour toute une civilisation, est amené par le biais d’un discours, d’une musique et d’une réalisation réussi, et un rappel à la loi de Murphy.

S’en suit une action remplie de suspens qui donne lieu à une des scènes les plus emblématique du film. La réalisation n’y est pas des plus complexe et pourtant le spectateur est plongé dans un voyage temporel saisissant.

L’ingéniosité de la fin du film réside dans la réalisation d’un trou noir et d’un Tesseract. Le silence apparaît comme une douce musique et donne de l’intensité au néant.

La fin montre la société humaine consommatrice de monde, qui reproduit le même modèle qui les a fait fuir d’une planète. La science comme source de nouvelle découverte planétaire, permettant de construire des vaisseaux qui voyage dans le temps, mais la science ne pouvant permettre d’autre formes de consommation. Le poème de Dylan Thomas Do not gentle into that good night, serait un premier point de réponse, celui d'un combat pour la survit qui n'est pas fini.

Une très belle oeuvre cinématographique, musicale et scénaristique. Le tempo dans ce film est maîtrisé, cela agit par vague, sans creux réels, laissant des moments de répit au spectateur.

La musique est un point d’ancrage important qui ne peut laisser le spectateur sans émotions. Les chœurs et les orgues donnent une intensité supplémentaire pour une musique presque hors du temps.

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