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J'voulais trouver un titre marrant, mais c'est le trou noir dans ma tête...

Bon, déjà, il faut dire une chose : Reniez les médias qui comparent bêtement Interstellar à 2001. Certes, il serait niais de nier (ahah) l'influence qu'à eu ce dernier (entre autres, of course !) sur le film de Nolan, mais ils sont suffisamment (très) différents pour ne pas les rapprocher à tout bout de champs.

Ici, point de "métaphysique" ni de symbolique à la 2001, tout est extrêmement (et je pèse mes mots) physique, scientifique, logique. Parfois trop, diront certains. Personnellement, un film entièrement basé sur ce que l'astrophysique et la physique quantique compte de plus intéressant et, surtout, de plus théorique, ça me fait rêver. Les étoiles me font rêver, l'univers me fait rêver. L'inconnu, le lointain, la découverte, putain ! Voilà ce qu'est Interstellar !

Du moins, dans sa première moitié. Une première moitié de film pendant laquelle je me suis dit "merde ! Quel bonheur de regarder un film sans avoir la moindre idée de ce qu'il va se passer ensuite !". Tout comme les héros. Et ça c'est fort.

Dans la deuxième moitié, le côté aventure/exploration se voit attiré inexorablement par la forte gravité d'une intrigue plus complexe et plus dingue que l'on ne pensait au début. Peut-être un peu trop, mais je chipote. Tout est bien ficelé, bien amené, et (selon mon humble avis), le film a l'intelligence de ne pas vous faire croire qu'il y a un sous entendu philosophique atteignable seulement par une communauté de fans ayatollahs extrémistes qui auront vu le film 158 fois dans les mois qui viennent. Non, le sous texte est banal, mais juste; déjà vu, mais tellement actuel. Un peu niais, mais beau, et vrai. Et surtout, bien raconté.

Car le film se construit comme une fresque gigantesque, alternant les moments émotionnels forts et les séquences plus spectaculaires (quoique pas DU TOUT dans le genre blockbusters habituels). La narration est (comme toujours dans les films de Nolan), un peu en dents de scies, manquant parfois d'un rythme régulier, mais malgré tout prenante, et profonde.

Bref, l'un dans l'autre, voilà un film qui m'a fait voyager loin, servi par une brochette d'acteurs superbe (Matthew, quoi. Vous avez vu comment j'ai fait pour éviter d'avoir à écrire son WTF de nom ? Ahah.), une jolie partition musicale (non Hans Zimmer n'est pas FORCEMENT un tâcheron, et le thème à l'orgue de Interstellar est putain de magnifique), une image à tomber et proposant des séquences qu'on a jamais vu dans un autre film. Merde, quand je suis allé voir Gravity, j'attendais un truc comme Interstellar, quoi. Pas une simple attraction ! Mais bref.

Cela dit, je ne comparerai pas les deux films, d'autant que Gravity est quand même vachement plus spectaculaire dans sa mise en scène, Nolan manquant parfois ici d'un petit souffle grandiose, épique pour sublimer ses scènes les plus impressionnantes. En plus, il abuse grave du plan de caméra collé à la carlingue. Sans déc', on le retrouve dans chaque scène !

Bon enfin bref, voilà. Malgré ses défauts, son histoire universelle, complexe mais moins profonde qu'on voudrait nous le faire croire (mais c'est une bonne chose, je le répète), son rythme un poil Nolanien, (sa VF de meeerde ! Quoique ça allait encore, mais bon ça fait des années que j'ai pas vu un film de Mathhew Macghhsnhey en VF, alors bon...), Interstellar est un grand film, vraiment bien trouvé, bourrés de bonnes idées et pendant lequel on attend la scène qui suit avec une sacrée impatience. J'ai presque failli mettre 9, dites-vous. Peut-être, à l'avenir, après revisionnage. Who knows ?

SI ça doit arriver, ça arrivera.
Gaulois
9
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