👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Tu veux faire quoi plus tard ? Fermier ou voyageur du temps ?

Nul besoin de présenter Christopher Nolan depuis son excellent travail sur le personnage de Batman à travers sa trilogie du Dark Knight (que je conseille vivement à tous) Ou encore le très bon Inception. Cependant, avec Interstellar, le réalisateur change ici totalement de registre, nous offrant un excellent film, chargé d'émotion.
Pour autant, puisque je parlais de changement de registre, il est important de noter qu'Interstellar n'est pas vraiment un film de science-fiction. L'exploration est en effet au cœur de l'intrigue, soulevant un questionnement majeur: jusqu'à quelles limites une poignée d'individus est-elle prête à aller pour sauver l'humanité ? Peut-on vraiment sacrifier son sort pour la sauvegarde de celui des autres ?

Digne héritier d'un 2001 L'Odyssée de L'Espace dont il ne cache pas le fier héritage, Interstellar sait cependant se distinguer suffisamment pour ne pas être une vague copie sans âme. Et puisque l'on parle d'âme, il semblerait que même les paysages les plus désertiques soient magnifiés par la caméra de Nolan. Champs de maïs à perte de vue, paysages extraterrestres ou vide intersidéral, le tout est empreint d'une triste beauté. Une fois n'est pas coutume, Nolan sait installer une ambiance toute particulière à son film qui nous imprègne jusqu'à la dernière seconde.
Et puis il y a surtout toute cette exploration et ce questionnement constant, la valeur des relations. Aussi la relation difficile entre un père et sa fille (Cooper et Murphy) est au cœur du film, et saura se montrer grandiose jusqu'à son apogée. Profond, réfléchis, Interstellar ne se donne aucune limite et n'hésite pas à s'envoler au-delà de la science, rajoutant ce mysticisme sous-jacent au long métrage. Et si tout ceci ne suffisant pas, on peut compter sur Hans Zimmer qui nous offre encore de superbes compositions.

Au final Interstellar se présente comme une superbe fresque de sentiments et un profond voyage à travers l'espace et le temps (au propre comme au figuré). Une réussite en tout point à ne surtout pas rater, qui happera le spectateur tel un trou noir. Christopher Nolan tient sûrement là sa pièce maîtresse, du grand art.

David_AVINENC
8
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur.

il y a 6 ans

3 j'aime

Interstellar
Samu-L
8
Interstellar

Rage against the dying of the light.

Un grand film, pour moi, c'est un film qui m'empêche de dormir. Un film qui ne s'évapore pas, qui reste, qui continue à mijoter sous mon crâne épais, qui hante mon esprit. Le genre de film qui vous...

Lire la critique

il y a 7 ans

415 j'aime

71

Interstellar
blig
10
Interstellar

Tous les chemins mènent à l'Homme

Malgré ce que j'entends dire ou lis sur le site ou ailleurs, à savoir que les comparaisons avec 2001 : L'Odyssée de l'Espace sont illégitimes et n'ont pas lieu d'être, le spectre de Kubrick...

Lire la critique

il y a 7 ans

324 j'aime

85

Interstellar
guyness
4
Interstellar

Tes désirs sont désordres

Christopher navigue un peu seul, loin au-dessus d’une marée basse qui, en se retirant, laisse la grise grève exposer les carcasses de vieux crabes comme Michael Bay ou les étoiles de mers mortes de...

Lire la critique

il y a 7 ans

291 j'aime

141

A7
David_AVINENC
8
A7

Pas loué ! Pas loué !

Le rap c'était mieux avant et pourtant, jamais autant d'artistes n'auront émergés dans cette catégorie que ces derniers temps. En cette fin d'année, la révélation est un certain SCH (Schneider pour...

Lire la critique

il y a 6 ans

13 j'aime

Anarchie
David_AVINENC
6
Anarchie

Le doigt au fond ?

A7 avait déjà su surprendre tout le monde fin 2015, mixtape du nouveau venu SCH qui s’amène sans crier gare. Je ne m'attarderai pas d'avantage sur la qualité de cette mixtape et vous laisse vous...

Lire la critique

il y a 6 ans

6 j'aime

8

Love Story
David_AVINENC
9
Love Story

Quand la country se met au rap, quand le rap se met à la country...

Après un premier album studio (Radioactive) qui n'avait su satisfaire les attentes des fans, Yelawolf (Michael Wayne Atha de son vrai nom) se devait de produire un second opus à même de renouer avec...

Lire la critique

il y a 6 ans

6 j'aime

2