Moi, moche et méchante

Avis sur Jalouse

Avatar Boubakar
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Lors des dix huit ans de sa fille, sa mère âgée de cinquante ans se met soudain à dire tout ce qu'elle pense, elle est d'une jalouse maladive vis-à-vis de sa fille, au fond, elle est méchante.

Mais en fait, je vous ferai gagner du temps si je vous disais que le film parle du stade hormonal d'une femme, à savoir la ménopause. Le mot doit être à peine dit une ou deux fois, mais, de ce que j'ai compris, les femmes vivent plus ou moins bien ce changement dans leur corps. Et elle, jouée par une excellente Karin Viard, elle déverse sa jalousie sur sa fille, au risque même de la tuer. Je ne sais pas si ce changement est aussi violent que dans le film, mais là, les digues de la bienséance sautent. C'est parfois pas subtil, comme avec Anaïs Demoustier, qui joue une nouvelle prof à Khagne, mais au fond, ça fait plaisir de voir quelqu'un de méchant dans un cinéma français tant habitué à mettre de la ouate de partout. Jusqu'à cette scène assez drôle où elle fait décommander un voyage que devait prendre son ex-mari avec sa nouvelle compagne car elle a gardé son nom d'épouse.

Malheureusement, cette dose de méchanceté ne tient pas, et la fin se montre moraliste ; dommage de rater un film si près de son but. Car oui, Karin Viard a ce bagout, cette verve pour se rendre détestable, mais il faut dire qu'elle joue un peu seule là où les autres acteurs semblent là pour faire de la figuration... Quant au cinéma, on le cherche encore.
C'est le genre de films où les auteurs, ici les frères Foenkinos, ne semblent pas assumer leur sujet.

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