Légion.

Avis sur L'Exorciste : La Suite

Avatar Boubakar
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Avant toute chose, je précise avoir découvert L'exorciste III via le director's cut de 2016, nommé Legion, et qui est plus proche des intentions initiales de William Peter Blatty, décédé l'année suivante.
Peu avant la disparition de ce dernier, la société de production Morgan Creek retrouve une VHS du montage orignal du réalisateur, et celui-ci en supervise le montage. Ce qui explique la multiplicité des sources, où on passe aussi bien d'une image VHS à celle du master blu-ray. De ce fait, n'ayant pas vu le montage de 1990, je ne peux pas en faire une comparaison, mais si j'en crois les passages tirés d'une VHS, elles donnent plus d'importance au personnage de Brad Dourif, qui incarne un tueur en série.

Comme il est montré dans l'introduction, avec le suicide de Karras (mais dont on ne verra jamais l'acteur du film de Friedkin, Jason Miller), Legion est la suite directe de L'exorciste, avec George G Scott qui joue un inspecteur de police qui n'arrive pas à se défaire de la mort du père Karras, mais qui va devoir résoudre une histoire de meurtres en série, qui auraient un rapport avec ce suicide, voire le démon Pazuzu.
Il faut dire que le rythme du film n'est pas ce qu'il y a de plus fou, avec un George C. Scott qui a l'air de se déplacer à 2 km/h ou de faire la moue à chacune de ses scènes. Mais il y a quelque chose du duel psychologique qui se joue entre lui et le personnage de Gemini que joue Brad Dourif avec une inquiétante conviction, même s'il est dans un asile psychiatrique, et qu'il fait un travail dément avec sa voix, qu'il modifie sans cesse. Mais dans le registre de l'horreur pure, le film ne fonctionne pas vraiment, aucune mort spectaculaire, avec même un effet désamorcé, comme une scène dans un hôpital avec un plan fixe dans un couloir, où une infirmière ouvre des portes, interloquée par un bruit... et il ne se passe rien.

Mais cela dit, dans sa nature bâtarde, Legion reste un film intéressant, au fond assez éloigné de L'exorciste, dont la principale référence est dans l'évocation du père Karras. Mais son intérêt se joue plus dans son côté psychologique, ses doutes, mais le film sera sorti en salles avec des scènes qui semblent-ils veulent reprendre un peu ce que faisait Friedkin, sauf que ce qui faisait flipper en 1973 ne marche plus forcément en 1990, Il reste juste une vieille dame accrochée au plafond telle une araignée, mais ça ne suffit guère...

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