👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Après Le vieil homme et la mer et Les sept mercenaires, voilà un autre film de John Sturges qui me laisse sur ma faim. À chaque fois le sujet ou la brochette d’acteurs à l’affiche avaient semé chez moi l’intention de visionner ces œuvres un jour. C’était le cas de La grande évasion. Une réelle histoire s’étant passée durant la seconde guerre mondiale scénarisée à partir du récit d’une personne l’ayant vécue. Et puis comme acteur principal, le beau Steve McQueen qui a marqué mon enfance avec Au nom de la loi. Mais tout comme dans Les sept mercenaires, le réalisateur a du mal à balancer le rapport de force entre les antagonistes ce qui nuit à la construction dramatique, voire au suspens. Le filon central est le plan d’évasion et tout doit y être solidement rattaché. Avec ces deux longs-métrages, John Sturges fait la preuve qu’il ne suffit pas d’aligner des stars pour produire un bon film. Il faut savoir condenser, aller à l’essentiel. Ça prend du doigté et de la subtilité. Dans le contexte de guerre impliquant des aviateurs, le simple figurant devait être aussi bien distribué et performant que les protagonistes, ce qui est loin d’être le cas ici. C’est du cinéma à la sauce américaine avec ses séquences télégraphiées et ses effets émotionnels anticipés. De plus, la littérature nous apprend que le personnage central de Virgil Hilts interprété par McQueen est un américain alors qu’en réalité aucun d’entre eux n’a eu un rôle majeur dans cet épisode historique. Il n’y a bien qu’eux pour s’approprier l’héroïsme d’autrui.

Elg
7
Écrit par

il y a plus d’un an

3 j'aime

1 commentaire

La Grande Évasion
SanFelice
9

L'évasion comme devoir moral

Le film de guerre est un des genres que j'aime le moins. Heureusement, il y a des exceptions : les films de Ford ou Fuller, ceux de Schoendoerffer par exemple. Et j'aime beaucoup les films de John ...

Lire la critique

il y a 2 ans

35 j'aime

4

La Grande Évasion
Lonewolf
8

Critique de La Grande Évasion par Lonewolf

L'évasion la plus audacieuse et la plus risquée de toute l'Histoire (tout court car c'est quand même parti d'une histoire vraie, ce qui rajoute au charme du film). Bon, on pourra toujours se demander...

Lire la critique

il y a 11 ans

31 j'aime

5

La Grande Évasion
Ugly
10

L'efficacité imparable de John Sturges

Tirée d'une histoire authentique mais arrangée, cette aventure vise l'univers des camps de prisonniers, les fameux stalags, où John Sturges, en bon spécialiste du cinéma d'aventure et de l'action,...

Lire la critique

il y a 5 ans

27 j'aime

13

La Grande Évasion
Elg
7

La fausse évasion

Après Le vieil homme et la mer et Les sept mercenaires, voilà un autre film de John Sturges qui me laisse sur ma faim. À chaque fois le sujet ou la brochette d’acteurs à l’affiche avaient semé chez...

Lire la critique

il y a plus d’un an

3 j'aime

1

Orfeu Negro
Elg
7
Orfeu Negro

Amour et mort carnavalesques

Certains films méritent d’être remis dans leur contexte pour que l’on puisse en mesurer l’impact. C’est le cas d’Orfeu negro récipiendaire de la palme d’Or à Cannes en 1959 devant Les quatre cents...

Lire la critique

il y a 3 ans

3 j'aime

Bonjour tristesse
Elg
7

Entre plaisir et droiture

Le regard triste de Jean Seberg, en Cécile, dansant sans intérêt aux bras d’un prétendant au son de la voix grave de Juliette Gréco a l’effet d’une flèche percutant le sol. Cette puissante séquence...

Lire la critique

il y a 4 ans

3 j'aime