Un film au cœur d'or : froid et distant

Avis sur La Splendeur des Amberson

Avatar Libibalado
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Un titre et une histoire qui m'ont immédiatement attirée, intriguée. A tort. C'est triste.

Je n'avais vu qu'un seul Welles avant : Citizen Kane... que j'ai arrêté avant la première demi-heure, tant celle-ci m'avait parue interminable.
Pourquoi ? Pourquoi ne pas réussir à me plier au "bon gout populaire" qui exige que je sois sur le cul si je mate un film de l'incroyable, de l'incontournable Welles ?

Ben parce que pendant ses films, je me fais chier. Rien ne m’émeut, rien ne me touche. L'écriture si lisse, le montage si pensé, me semble à chaque fois faire complètement abstraction d'une possible immersion dans la sensibilité et l'émotion des personnages et des situations. Je regarde, je m'accroche, soutenue par la meilleure volonté du monde... Mais je n'arrive pas à entrer en immersion, à vivre, à ressentir le film. Je le regarde, je l'entends, mais rien de plus. L'écran reste immuable, opaque, refusant de se dissoudre pour que j'entre dans la fiction. C'est pour moi le véritable problème de Orson Welles, en tout cas dans ces deux films que j'ai vu de lui.

De plus, les actions se font place parfois si brusquement, s’enchaînant avec tant de précipitation que mon cerveau limité peine à trouver logique et crédibilité aux bouleversements narrés... La mort du père par exemple, ou pourquoi les Amberson perdent tout à coup leur fortune. Pourquoi Lucy rembarre grand sourire au lèvre le mec qu'elle aime avant de se consoler dans le bar du coin. On ne comprend pas les motivations des personnages, excepté peut être celles d'Eugène Morgan (Joseph Cotten), qui est d'ailleurs le seul personnage à m'avoir provoqué un soupçon de sympathie.

Cruelle déception... Maudite soit l'écriture blanche.

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