Je suis un jeune con

Avis sur La Valse dans l'ombre

Avatar BenByde
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Dans l'histoire du cinéma il y'a les films qui étonnent par leur avant-gardisme et cette incroyable capacité à ne pas prendre une ride. Et puis il y'a les autres, qui accusent le coup avec les ans. Et bien sûr entre les deux tout un patchwork de film moyen. Trêve de suspense, La Valse dans l'Ombre fait clairement parti des autres.

C'est l'histoire d'une romance entre un dandy parvenu au noble grade de capitaine grâce à un népotisme d'un autre temps, et une pauvre danseuse de ballet, une gueuse devrais-je dire. C'est Roméo et Juliette, le beau et la clocharde, c'est cendrillon et le prince, ça me donne envie de me mettre en pyjama avec mes copines et de rêver au grand amour. Hi hi hi.

Au détail près que c'est un drame donc on rigole pas comme autant. Mais un drame d'une débilité tellement énorme que ça enlève toute la beauté qui peux ressortir d'un amour impossible. Roméo qui se suicide parce qu'il croit que Juliette est morte c'est débile mais c'est beau, c'est la force du destin, de l'impondérable. La c'est débile-débile.

Concrètement la belle danseuse croit qu'elle est trop nul pour épouser un aristocrate. Si elle est trop conne pour voir que le fils de bourge est près à l'épouser coute que coute, et que ses parents arriveront bien à s'en accommoder, alors elle mérite de rester dans sa merde. On est sensé s'émouvoir devant cette belle âme qui pense d'abord à celui qu'elle aime? J'ai juste envie de lui mettre des tartes pour lui apprendre à arrêter de penser des conneries.

Il y'a bien deux ou trois trucs à sauver dans ce film, notamment sur la réalisation, mais j'ai même pas envie d'en parler tellement cette histoire m'a mis hors de moi par sa stupidité. Quand je m'écoute écrire j'ai vraiment l'impression d'être un jeune con incapable de voir la beauté de ces histoires d'amour qui pullulaient dans les temps anciens. Mais je l'assume, j'ai grandi dans les années 90, aux côtés de NTM et des Pokémons, et mon histoire d'amour impossible de référence c'est Bogart et Bergman dans Casablanca… Comme quoi.

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