👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

"C'est Monsieur Porc!" Chronique d'une réplique disparue...

La longue litanie des remakes Disney en prise de vue réelle ne fait que commencer... Jon Favreau, qui avait déjà officié pour Le livre de la jungle (pas mal du tout!) est de retour derrière la caméra mais c'est à un tout autre monument qu'il s'attaque: Le roi Lion.

Images numériques somptueuses, réalisme époustouflant, lumière fabuleuse... Le roi Lion est beau, très beau. La mise en scène ne manque pas de charme et si de nombreux passages sont identiques au dessin animé de 1994, pléthore de scènes sont prolongées, rendant l'histoire plus profonde, et de nouvelles sont crées, souvent intéressantes, notamment une fabuleuse métaphore du "cercle de la vie" au moyen d'une touffe de poil. Oui oui!

Mais ce Roi Lion pâtit d'une beauté froide... L'animation est tellement photoréaliste que les expressions sont dures à déchiffrer sur la face de ces mammifères parlants, en résulte ainsi un manque d'empathie voir la sensation d'assister à un documentaire animalier. Pire, leurs gestes et comportement se veulent si réaliste, si "sauvage" que l'on perd une bonne partie de la magie d'antan. Ainsi les généralissimes morceaux de danse et de musique (aaaaaah la marche des hyènes!) perdent tout leur intérêt.

Erreur à ne pas faire: voir le Roi Lion en français! La VF a garder les mêmes voix qu'il y a quinze ans, créant ainsi un décalage temporaire désagréable à l'oreille. Désolé de vous l'apprendre mais Jean Reno et consorts ont vieilli tandis que Jean Piat n'est plus des nôtres. Les fameuses voix de Jean-Philippe Puymartin (Timon) et de Michel Elias (Pumba) ont été remplacées par Debbouze et Ivanov tandis que la truculente Maïk Darah (Shenzi) semble à l'agonie. Au vue de la distribution américaine, les frenchies font pâle figure!

Plus sombre, plus violent, moins d'humour... Le roi Lion 2019 est décidément orienté adulte. Une dramaturgie assumée (après tout ce n'est rien de plus qu'Hamlet dans la savane) qui séduit par sa profondeur mais qui pourrait effrayer les petits. Le soleil se couchant sur les hautes herbes, on constate avec nostalgie et une pointe d'amertume que le temps passe, bouclant ainsi le cercle de la vie. 1994 vs 2019, mon choix est fait.

Wynner92
5
Écrit par

il y a 3 ans

2 j'aime

Le Roi Lion
Walter-Mouse
1
Le Roi Lion

Le roi est mort, vive le roi

Avec leur saccage dorénavant annuel de tous leurs plus grands films d'animation, Disney peuvent se vanter d'avoir inventé un nouveau type de cinéma, celui qui achète à prix d'or l'émotion du...

Lire la critique

il y a 3 ans

83 j'aime

36

Le Roi Lion
cloneweb
5
Le Roi Lion

Critique de Le Roi Lion par cloneweb

Critique initialement publiée sur CloneWeb.net Tout a commencé en 1950. Oui, en 1950 quand Osamu Tezuka a publié les premières pages du Roi Léo dans le magazine Manga Shonen. Il était question d’un...

Lire la critique

il y a 3 ans

82 j'aime

4

Le Roi Lion
Sergent_Pepper
7
Le Roi Lion

Savane pour un infant défait

Ce n’est un secret pour personne, la performance technologique est devenu le pitch principal des blockbusters : alors que Cameron prépare depuis dix ans le retour d’Avatar qui franchit un pallier...

Lire la critique

il y a 3 ans

57 j'aime

8

Kingsman - Le Cercle d'or
Wynner92
5

Elton John... Vraiment?

Mais qu'est-il arrivé au charme et à l'élégance britannique? Kingsman premier du nom était une perle d'inventivité pop soutenue par un flegme soooo british qui soufflait un vent de fraîcheur dans le...

Lire la critique

il y a 4 ans

38 j'aime

Terminator : Dark Fate
Wynner92
6

Tu veux dire que ce film peut copier tout ce qu'il touche?

Il avait dit qu'il reviendrait. Schwarzenegger ? Non, Cameron. On fait table rase des trois derniers opus de l'immortel machine tueuse et on obtient Terminator : Dark Fate, suite canonique du...

Lire la critique

il y a 2 ans

22 j'aime

1

Les Enfants de la mer
Wynner92
3

Ecstasy japonaise sous-marine.

Les lumières s'éteignent et après une dizaine de minutes en somme très classiques on se dit que l'on va passer deux heures à regarder un énième anime traitant de l'adolescence, de l'amitié, de la...

Lire la critique

il y a 3 ans

17 j'aime

17