Dictionnaire : seul endroit ou le divorce vient avant le mariage

Avis sur Les Papas du dimanche

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Becker : un nom célèbre dans le cinéma.Dans la saga, Il y a eu Jacques, puis Jean... il était normal que Louis, petit fils de Jacques et fils de Jean tombe tout petit dans la potion magique de pellicules...
Mais malgré ses 35 ans de carrière, il n'y est lui connu que dans la coulisse, notamment comme producteur. Et le seul film qu'il ait réalisé à ce jour comme réalisateur (et producteur accessoirement) n'est pas pour nous. Il l'avoue lui-même, cette histoire auto-biographique, dédiée à ses trois fils, a été conçue pour "n'être proposer qu'à lui-même et eux". D'où une diffusion et une fréquentation en salles très faible (pas même 50 000 spectateurs) Un bide auto-provoqué.
Difficile donc d'en faire une critique, un peu comme ces projections en famille où on devait supporter ces interminables séances de diapositives sur les dernières vacances de Tatie Marthe et Oncle Georges à Deauville l'été dernier !
Ce film ça a été un peu de ça pour moi : une épreuve... Qui n'aurait jamais dû sortir du cercle de famille Becker. Hélas, c'est un peu comme les restos du coeur, il a fallu le financer et les Régions économiques, France TV et autres ont le coeur sur la main et... ça tombe bien : l'argent des contribuables pour certains !
En deux mots, ce film est aseptisé, monotone, et on traîne son ennui : peu de séparations se passent aussi bien dans la vraie vie. On s'attendait à un drame : c'est une comédie pépère. La réalisation est tarte et on ne sait trop si c'est une bonne idée d'avoir attribué les deux rôles principaux à Neuvic et Fillieres qui eux aussi ont vécu leur vraie séparation en 2011. Bref, du linge salle lavé en famille.
Sale ? Pas tellement : le papa déchu prône la pais à ses enfants bien décidés à déterrer la hache de guerre vis à vis de l'usurpateur. Comme le gamin qui s'étonne que "papa n'ait pas cassé la gueule à son rival"
Dommage, révoltant : Becker me déçoit quand il refuse à sa fille ado de vivre avec lui alléguant des motifs professionnels. Ayant vécu une histoire semblable, j'ai accepté quan à moi que mes enfants ayant fait ce choix vivent avec moi. Et dû me battre à côté de mon avocat et de l'association "les enfants du dimanche" à une époque où la garde des enfants était systématiquement confiés à la mère et la pension alimentaire au père...
Voici donc pourquoi ce film est austère et nous laisse un arrière goût de train raté. Le sujet au titre trompeur aurait pu prétendre à de bonnes scènes dramatiques, et autres variantes scénaristiques, mais l'histoire ré-écrite par Olivier Torres n'est presque qu'un documentaire d' illusions perdues.
Mes trois étoiles ne vont qu'aux acteurs, surtout les gosses si naturels. Je n'ai par contre pas aimé le jeu, comme "coincé", d'Hélène Fillières qui n'a d'ailleurs aucun film notoire à son palmarès.
Quant à l'annonce de Thierry Lhermitte au générique qui ne passe qu'à la vitesse d'un TGV dans le film, elle flirte avec la pub mensongère.
"L'amour : la quête, le mariage : la conquête, la nuit de noces : la quéquette, le divorce : l'enquête"
( Hélène -aussi- Rowland)
Et nous on a supporté ça, bébêtes
France 3 le 04.08.2015-Chérie 25 le 18.12.2020

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