Marina, tendre enfant symbole d'espérance.

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Mercredi 18 septembre a eu lieu une projection pas comme les autres au sein de la salle 12 de l'UGC De Brouckère. Il s'agissait en effet de la toute première diffusion nationale d'un film très attendu. Celui-ci n'avait été montré que lors du Festival des Films du Monde de Montréal et a été ici dévoilé à l'occasion de l'ouverture des BNP Paribas Films Days : Marina du réalisateur flamand Stijn Coninx (Sœur Sourire, Daens ). Projeté en présence des acteurs et du réalisateur, la surprise était totale lorsque ceux-ci sont venus parler du film devant les spectateurs en compagnie du producteur Peter Bouckaert, avec une mention rire spéciale pour Matteo Simoni, aussi comique devant un public que devant la caméra.

Revenant sur la jeunesse et le parcours du chanteur Rocco Granata, virtuose de l'accordéon, dont la chanson éponyme prête son nom au film, l'histoire s'articule et se développe à la façon du fameux instrument qu'est l'accordéon : chaque note exprimant un thème ou une émotion au sein de la partition écrite par Stijn Coninx et Rik D’hiet. On passe ainsi des rires et de la tendre enfance sous le soleil calabrais aux visages tirés et à la bruine belge, de l'immigration italienne à la bourgeoisie flamande, de la carrière d'un musicien à celle d'un mineur, du racisme à la solidarité, de la comédie au drame, de la romance au film historique, des quartiers flamands au Carnegie Hall, le tout formant une mélodie touchante et envoutante sur laquelle Evelien Bosman et Matteo Simoni dansent à merveille, nous entrainants par la même occasion dans leur valse tournoyante et pleines d’émotions.

Une des forces du film est à l’image du résultat de l’immigration dont il parle : multiculturel. Mélangeant l’italien – que Matteo Simoni a appris expressément pour le tournage – le flamand et même un peu le « belge », on se laisse charmer par cette soupe d’accents et d’expressions propres à chaque culture, cultures qui sont aujourd’hui mélangées et acceptées de tous, ce qui était loin d’être le cas durant l’après-guerre, ce qui est montré parfaitement ici. A voir en version originale absolument donc.

Marina mérite que l’on se batte pour elle afin d’obtenir sa diffusion nationale en salles. D’une part parce que son contenu pourra toucher l’ensemble de notre beau pays, aussi bien wallons que flamands, et d’une autre parce qu’il serait dommage qu’une fois de plus ce soit nos voisins français qui en profitent avant nous.

Et surtout parce que c’est une très belle chanson. Marina, Marina, Marinaaaa…

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