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L'insoutenable lucidité de l'être

Avis sur Nowhere

Avatar Templar
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Dark, le personnage principal, évolue au sein d'un univers entre fantasmes, jouissance et solitude. Ses potes sont et/ou drogué, dealer, égocentrique, boulimique, anorexique, sadomaso, gay, pervers... Ajoute à ça un violeur, un prêcheur et des extraterrestres. Pourtant, au final, Dark se révélera le plus maudit de tous car il possède ce qu'il y a de pire pour un jeune évoluant dans un tel univers : la lucidité, cette arme tranchante qui n'épargne personne.

Araki est le roi pour nous parler des adolescents, que ce soit au sein d'un gros délire pornapocalyptique comme son récent Kaboom ou sur un ton beaucoup plus grave avec son chef-d'œuvre, Mysterious Skin. Nowhere, 3e volet de sa trilogie de l'apocalypse adolescente (Teenage Apocalypse Trilogy) est non seulement un portrait de la jeunesse américaine, mais aussi de la société américaine qui a engendré ces «monstres». Les jeunes du film sont les antagonistes des oiseaux en cage de The Virgin Suicides, ils se nourrissant de décadence et plus encore. Sans oublier que certains aspects du film sont ce qui s'est fait de mieux en terme d'adaptation indirecte de Bret Easton Ellis et de cette génération nourrie avec MTV et les chaines religieuses entre deux prozac sous le soleil de Los Angeles (heureusement que Roger Avary a remonté un peu le niveau avec son Rules of Attraction, l'honneur d'Ellis est sauf). C'est simple, Nowhere, c'est le Rocky Horror Picture Show de l'adolescence. En un mot : « cool ».

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