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Paris, je t'aime par Eowyn Cwper

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Difficile d’écrire un avis objectif sur 16 sketchs qui ont chacun des réalisateurs différents avec leurs méthodes propres, des personnalités fortes & des choses variées à prouver ; pas tellement des sketchs (c’est trop péjoratif) que des “microfilms”, d’ailleurs, car leur credo, c’est la densité.

Le but, c’était d’évoquer Paris à sa façon, du point de vue des sentiments les plus profonds, ce qui est en soi un sujet inépuisable & extrêmement inspirant, surtout quand un faux air de compétition s’immisce entre les innombrables artistes devant & derrière les caméras. L’expression “il y en a pour tous les goûts” peut alors être appliquée au film sans cliché.

On ferait peut-être un tour de l’œuvre plus efficace en la mettant dans une case littéraire plutôt que cinématographique, car étant libérés des soucis duratifs du cinéma (la continuité, l’équilibre, l’évolution), les cinéastes mettent tout sur le scénario (notamment la chute) ou bien sur l’audace graphique, deux moyens non pas de faire des films, mais de construire un monde le plus compact & planant possible – en même temps. Les 16 petites histoires sont des nouvelles qui rechignent à quitter le papier de pages qu’elles n’ont jamais connues.

Pas de “critique” à proprement parler donc : juste de quoi avertir qu’on ne peut PAS s’attendre à la vraie nature de Paris, je t’aime, qui mène successivement sur le convenu, des sentiments bruts & des histoires à la fois un peu trop nombreuses & trop rapides pour le regard du cœur – autant de fausses pistes que le film nous apprendra à apprivoiser.

Quantième Art

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