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Parvana, une enfance en Afghanistan par Christine Deschamps

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On ne peut pas dire que ce soit le genre de dessin animé destiné aux enfants ou qui détende vraiment. Au bout de 10 minutes, j'avais 25 de tensions devant tant d'injustice. Évidemment, habiter chez les cinglés, ça n'a rien de confortable. Être une femme chez les machos non plus. Être une enfant dans un monde de brutes encore moins. Tout ça combiné et j'en étais à échafauder des plans machiavéliques pour qu'on retrouve les abrutis en pièces détachées au fond des ruelles sombres. Pourtant, tout est fait pour une sortie de la violence par le haut, à coups de paraboles poétiques et de petits contes à la persane. Rien n'y a fait, je suis irrécupérable, j'avais juste des envies de châtiments corporels implacables infligés aux petits kapos qui font la loi dans les rues de Kaboul. Du coup, je me demande si le film a bien fait mouche... Restent les décors réjouissants, aux couleurs douces, et des personnages attachants, comme ces deux petites filles travesties pour survivre. Comme les Hirondelles de Kaboul, ce film fait apparaître la grande lâcheté des hommes qui ne sont pas des brutes mais ne peuvent défendre leurs familles parce qu'ils se mettraient en danger. Une fois de plus, la nécessité de s'unir s'impose en creux, dont on ferait peut-être bien de s'inspirer ici pour ne pas se retrouver comme là-bas... Ou alors je fais de cette histoire une lecture biaisée et opportuniste à l'aune des mouvements sociaux actuels...

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