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Pi c'est l'histoire de Max Cohen, un mathématicien qui pense que la nature est entièrement régie par les maths, les chiffres et les constantes qu'ils constituent, et qu'ainsi il pourrait décrypter le cours de la bourse notamment.

Dans ce premier long-métrage, Aronofsky appose d'ores et déjà la patte artistique et thématique qui, aujourd'hui, le caractérisent en grande partie. En effet, seulement 2 ans avant Requiem for a dream, ce film nous dépeint déjà un personnage qui flirte avec la folie. La première partie du film (trois quarts du film) nous dépeint Max et nous introduit son hypothèse sur les maths ainsi que son quotidien qui consiste à faire progresser ses recherches.
On suit donc le personnage principal, dont chaque pas qu'il effectue pour se rapprocher de son but, coïncide exactement à son avancée vers la folie. Aronofsky nous le fait apparaître dès le début comme u n personnage qui a la prédisposition à sombrer justement dans cette folie par divers moyens. Effectivement, Max vit reclus dans son appartement fermés par plusieurs serrures, évitant la compagnie de ses congénères humains, excepté son ami qui s'est également concentré sur le même domaine de recherche que lui pendant un temps, ainsi qu'un juif qui prétend découvrir le vrai nom de Dieu dans la Torah par la même constant de chiffres que recherche Max. De plus, l'appartement de Max se résume dans sa quasi totalité à son ordinateur qui prend toute la place.

Mais quand la folie se déclenche vraiment, Aronofsky nous montre tout son savoir-faire avec des séquences très belles esthétiquement tout au long du film dont le noir et blanc appuie très bien l'ambiance malsaine, parfois glauque. Ambiance renforcée par les métaphores que le réalisateur glisse à travers plusieurs éléments. L'omniprésence de la fourmi par exemple. Cet insecte nuisible qu'Aronofsky n'hésite d'ailleurs pas à filmer en gros plan, voir très gros plan, revient à plusieurs moments. Il semble lié aux cries de Max, et plus encore à son cerveau. Tout d'abord on voit une fourmi se balader sur la carte-mère (ou la puce ou je ne sais quel composant, je suis une brêle en informatique) de l'ordi quand ce dernier plante pour la première fois. On la retrouve ensuite dans le métro à se balader en groupe autour d'un cerveau posé par terre, celui de Max vraisemblablement puisque ce dernier réagit en direct dès qu'il le touche. Elle est d'ailleurs écrasé à deux reprises par Max durant ses réflexions comme pour évincer ce problème, problème malheureusement récurrent puisqu'elle revient encore et encore. La fourmi comme nuisance donc, notamment quand Max commence à perdre les pédales elle devient plus envahissante à l'écran autant au niveau temporel qu'au niveau spatial (les plans qui lui sot accordés sont plus longs et plus gros).

Par ailleurs cette récurrence (de la fourmi) n'est pas la seule. L'idée de cycle est très présente dans tout le film. Ne serait-ce que le propos même du film, l'idée d'une constante qui régirait plus ou moins l'univers.Ou bien évidemment par les migraines (accès de folie) de Max que l'on voit endiguer toujours de la même façon et rigoureusement par les mêmes plans. Seulement ce cycle là, il le rompt dans la deuxième partie du film (dernier quart). Cette dernière partie constitue un changement de rythme où comme le dit Max lui-même "tout s'accélère". Il a trouvé ce qu'il cherchait mais plonge dangereusement dans la folie et son ami meurt d'une deuxième attaque (la première étant liée à cette recherche d'une constante de chiffres selon ses dires, comme par hasard). De plus Aronofsky nous rajoute une petite critique sociétale de l'Homme qui veut tout contrôler, qu'il soit cartésien et terre-à-terre comme l'est Marcy Dawson une femme liée à Wall street ou plus spirituel tel que Lenny et sa communauté de juifs, car en effet tous violentent Max pour obtenir sa découverte.

Et donc sur quel message termine le réalisateur ? Comme dit précédemment, Max rompt le cycle de ses migraines puisqu'il accepte la dernière et s'enfonce une perceuse dans la tempe à l'endroit exact de l'ex-croissance représentant son génie pour les maths. Suicide symbolique puisque la dernière scène nous montre Max, dehors à profiter et sourire (ce qu'il n'a jamais fait auparavant), ainsi qu'accepter de ne pouvoir tout savoir ni comprendre de l'univers.

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