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SuivreLa grande Catherine
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Je ne cesse de le répéter au fil de mes critiques des films de Polanski dont je commence petit à petit à mieux connaître l'œuvre ; Polanski est le maître des décors.
Et ce film n'en est que la preuve.
Enfermant sa faussement naïve Catherine Deneuve dans cet appartement qu'il s'amuse à distordre en d'angoissants cauchemars, Polanski prouve son sens scientifique du détail et de la mise en scène bien huilée. Il crée tout au long de son films une véritable ambiance de redondance pour mieux la briser lors des délires plus ou moins vrais de son héroïne.
Le tic-tac d'un réveil, le lapin qui pourri, la goutte qui coule du lavabo, la cloche du couvent de l'autre côté de la rue, le do-ré-mi-fa-sol-la-si-do-si-la-sol-fa-mi-ré-do entêtant qui sort d'on ne sait où... La routine est installée et ronronne bien. Peut-être un peu trop.
Car on ne peut s'empêcher de s'ennuyer un peu et de noter par la même occasion que le film a un peu vieilli...
Mais il reste le plaisir coupable du spectateur qui se laisse aller à l'angoisse timidement amenée par le scénario et la reconnaissance de l'immense talent de mise en scène de l'auteur (déjà bien prononcé pour son seulement deuxième film).
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Créée
le 11 oct. 2016
Critique lue 362 fois
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