👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Au nom de Zeus, je baptise ce film, chef-d'oeuvre !

Retour vers le futur est sans aucun doute l'une des meilleures et cultes sagas de divertissement. Ce film a eu un impact si grand dans la culture populaire qu'il sera sûrement encore connu dans un futur lointain. Réalisé par Robert Zemeckis et produit par Steven Spielberg, ce film fut le plus grand succès de 1985, une réussite critique (sauf un peu en France mais c'est pardonné), lauréat de l'Oscar du meilleur montage sonore et est aujourd'hui enregistré au National Film Registry pour son importance culturel, historique et esthétique. C'est beau dire la réussite qu'est ce film. Et il s'agit d'un des films le plus visionné durant l'enfance. Moi-même je l'ai vu tellement de fois que je pourrais vous réciter le texte presque par cœur (mais presque hein ?). D'ailleurs, ce film faisant partie du top dans le sondage des films les plus visionnés sur SensCritique, il est très probable que ce film fasse partie de votre enfance à vous aussi. Et puisque j'ai dépoussiéré mon coffret trilogie et que la saga fête ses 30 ans, je me suis dit, autant le revoir et faire un petit bond dans le passé.

Il y a tellement de choses qu'on remarque quand on regarde ce film nostalgique d'un œil nouveau. On peut facilement remarquer les changements temporels dans ce film. Mais après l'avoir revu, il n'y a que maintenant que je me rends compte à quel point l'écriture du film a dû être sacrément longue et difficile. Bob Gale et Zemeckis ont dû mettre un temps de fou pour écrire un scénario plutôt simple mais dans le fond tellement complexe. Entre penser aux changements temporels, le développement des personnages et leurs mimiques, le méli-mélo du scénario. Je le dis avec du retard mais...félicitation ! Et tout en prenant en compte qu'ils ont prolongés ça en trilogie après, triplant littéralement la difficulté. Bravo ! Bravo et merci !

On notera également la bande-originale de très bonne qualité ainsi que la musique culte indissociable de la saga par Alan Silvestri (qui a composé entre autres le thème des Avengers).

Tous le monde connaît l'histoire. En 1985, le Docteur Emmett Brown (Christopher Lloyd) fabrique une machine à voyager dans le temps à partir d'une DeLorean (parce que quitte à la fabriquer avec une voiture, autant en prendre une qui a de la gueule). Mais ayant volé du plutonium à des terroristes, il se fait tuer. Et son ami Marty McFly (Michael J. Fox), devant s'enfuir, prend la machine et se retrouve accidentellement 30 ans dans le passé en 1955. Il rencontre ses parents mais interromps leur rencontre qui devait aboutir à sa naissance. Il doit donc les réunir avant son retour qui ne sera possible que grâce à la chute de la foudre sur l'hôtel de ville, sinon il n'aura jamais existé (c'est plus simple une fois raconté dans la longueur).

Le film nous plonge déjà dans le quotidien des personnages. Le film plante son décor très bien et très vite. Que ce soit le caractère des personnages, leurs mimiques, leurs langages ou le décor: la promenade des deux Pins, la grand place, le lotissement où habite Marty, tout est bien placé, bien dosé. Toutes les informations entrent toute seules dans notre tête pour provoquer un large sourire à chaque référence que le film se fait à lui-même. Par exemple: le dialogue répétitif entre George et Biff ou les contradictions de Lorraine. Mais il y a aussi des auto-références plus subtils comme: l'oncle Joey en tenu rayée dans sa cage de bébé ou la promenade des deux Pins qui devient la promenade du Pin solitaire après que Marty en ai écrasé un dans le passé. Et il y en a beaucoup d'autres des comme ça. Et tout cela maintient la curiosité du spectateur continuellement pendant le film, en plus de la qualité de la réalisation et de l'humour du film bien sûr. D'autant que le film ne compte pas uniquement sur l'art de la référence pour nous faire rire, le caractère des personnages, le langage et les blagues suffisent à elles seules. Et puisque c'est un véritable challenge de réaliser un film sur les voyages dans le temps en prenant en compte les paradoxes et autres changements temporels, il est clair que la réussite de la narration mérite de lever le film au rang de précurseur dans le genre.

Les acteurs savent très bien nous divertir, notamment Christopher Lloyd auquel son rôle de Doc Brown le colle à la peau encore aujourd'hui, avec le doublage français de Pierre Hatet indissociable du personnage tellement il est culte. La jeune Lorraine en fille amoureuse transite. Le jeune George excellent dans son rôle introverti paillasson qui est génial tout du long même à la fin du film. Et Marty avec son vocabulaire des années 80 (le film a su bien dosé l'humour avec lui, au moins ils ne sont pas tombé dans le piège de faire dans la surenchère).

Le tout avec un souci du détail juste ahurissant dans la narration comme dans la réalisation. Les travellings panoramiques, le premier plan sur les horloges, certaines insultes qui font mouche (ex: Biff qui traite Marty de fils de **** alors que Lorraine est juste à côté), les changements et adéquation temporels comme le cas Goldie Wilson, la Promenade des deux Pins, le comportement de Lorraine, les dialogues. Tout dans le film a été réfléchi et tient parfaitement bien grâce à des bases en béton armé au début du film. Et je pense que c'est ce qui explique pourquoi ce film fait l'objet de si nombreux re-visionnages, parce qu'on se fait vraiment plaisir à découvrir et redécouvrir ces éléments, qu'ils soient cachés ou non, dans tous les cas ces éléments sont subtilement mis en place.

Et il ne faut pas non plus oublier la DeLorean, la célèbre voiture devenu culte " Quitte à voyager dans le temps au volant d'une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule ". D'ailleurs, la chose que vous ne savez peut-être pas sur la DeLorean, c'est que le choix de cette voiture a été très réfléchi. Son design "futuriste" et ses technologies avant-gardistes lui avaient donnés une réputation de voiture de l'avenir à sa sortie. Mais son prix exorbitant et ses mauvaises performances ont fini par provoquer la faillite de sa compagnie. En effet, l'obsolétisme immédiat de cette voiture avant-garde lui ont donné la réputation de voiture d'un futur qui appartient au passé. C'est en gros l'histoire de la DeLorean mais je vous invite à la connaître plus en détail là-dessus https://fr.wikipedia.org/wiki/DeLorean_(Retour_vers_le_futur)
Bref sa réputation lui conférait la place évidente dans un film qui traite de voyage dans le temps (en plus son design est cool).

Et pour fêter les 30 ans de la saga, je vais achever cette critique en relevant les références et changements temporels du film. Joyeux anniversaire Retour vers le futur !


  • Joey le frère de Lorraine qui est en prison en 1985, apparaît bébé en 1955 en tenu rayée et dans une cage de bébé (d'après la mère de Lorraine, il adore être dans sa cage)


  • Le parking où Marty commence son voyage dans le temps se nomme la Promenade des deux Pins. Doc dit que ce parking était un champ cultivé tenu par un certain Peabody qui voulait faire pousser des pins mais qui n'a réussi à en faire pousser que deux. Et quand Marty en 1955 écrase accidentellement un des pins dans le champ, une fois arrivé en 1985, le parking se nomme "le parking du pin solitaire"


  • Quand Marty interprète la chanson "Johnny B. Goode", un des musiciens appellent son cousin et lui fait entendre la chanson. Ce cousin à l'autre bout du fil n'est autre que Chuck Berry, le rockeur qui a écrit cette chanson mais en 1957. Il s'agit donc d'un auto-plagiat.


  • Marty fabrique un skateboard de fortune à partir d'une trottinette bon marché en 1955. Et historiquement, le skateboard a commencé à faire son apparition dans les années 50 (réf nécessaire)


  • En 1985, le maire en place de Hill Valley est Goldie Wilson. Et en 1955, Marty dit par inadvertance au Goldie Wilson du passé qu'il va devenir maire, lui donnant l'idée de devenir maire plus tard



Je souhaite un bon anniversaire à cette saga culte. Ces films ne vieilliront jamais avec l'âge. Ce film ne possède aucun défaut (j'en ai vu aucun en tout cas). Et le premier volet n'est même pas le meilleur des trois. Le film précurseur du voyage dans le temps sera culte dans les temps futurs et ça sera toujours bon de revenir dans le passé en les revisionnant.

il y a 7 ans

19 j'aime

2 commentaires

Retour vers le futur
Taguzu
10

Retour vers mon passé

He was never in time for his class... he wasn't in time for his dinner... Then one day... he wasn't in his time at all. Aller là où il n'y a pas de route A la vue de mon avatar vous l'aurez...

Lire la critique

il y a 8 ans

128 j'aime

25

Retour vers le futur
Jackal
9

Mister Zemeckis, bring me a dream

1985. Marty McFly a 17 ans, et vit dans une famille de losers. George, son père, est une larve malmenée par Biff Tannen, son patron (et ancien emmerdeur/bourreau en chef au lycée). Lorraine, sa mère,...

Lire la critique

il y a 10 ans

128 j'aime

5

Retour vers le futur
parasaurolophus
9

Un film outrageusement incohérent !

Tout ce que j'ai à dire de positif sur ce film a déjà été rabâché par tout le monde. C'est ultra culte, ça influence encore la mode d'aujourd'hui (qui, pour sa part, aime bien retourner vers le...

Lire la critique

il y a 11 ans

98 j'aime

31

Jojo Rabbit
Housecoat
8
Jojo Rabbit

Papadolf le père

Préface Taïka Waititi est quelqu'un de très spécial. Un rigolard capable de faire semblant de dormir en public lorsque vient sa nomination aux Oscars. Un des rares réalisateurs actuels à avoir...

Lire la critique

il y a 2 ans

77 j'aime

4

3 Billboards - Les Panneaux de la vengeance
Housecoat
8

Angry Boards

Martin McDonagh fait un peu partie de cette nouvelle génération de réalisateurs auquel on ne fait gaffe que quand il sort un coup d'éclat ayant fait beaucoup de bruits. Et avec les prix qu'à reçu...

Lire la critique

il y a 4 ans

69 j'aime

8

Avengers : Endgame
Housecoat
6

La fin du règne

(Cette critique contient des spoilers qui ne sont pas cachés. Vous êtes prévenus) Il aura fallu 11 ans pour Kevin Feige de construire, continuer et achever la vision qu'il avait mis au point pour...

Lire la critique

il y a 3 ans

61 j'aime

4