9
1640 critiques
Apocalypse Now
La suite des Visiteurs fut accouchée dans la douleur. Des fans volent des morceaux de décors, le tournage est catastrophique, l'ambiance entre Muriel Robin et le reste de l'équipe est très mauvaise...
le 29 juin 2014
Ce film est un pionnier sur le plan technique et sur un autre, culturel et trivial. En effet c'est probablement le premier impliquant Noël et assurément le premier à convoquer Santa Claus, c'est-à-dire le gros barbu en rouge et blanc. Le substitut marchand à la commémoration de la venue du Christ a le droit à une entrée prestigieuse puisque le meilleur des effets spéciaux de l'époque est déployé pour lui. De cette façon père Noël descend parmi nous sans se souiller, car la magie est garantie.
Le personnage est d'abord inséré dans une bulle séparée, avant de rejoindre de façon ambiguë (mi-ratée mi-géniale, comme avec X-Rays, précédent court très ambitieux du même réalisateur) les enfants puis de disparaître plus vite qu'on exécute un battement de sourcil. George Albert Smith utilise le split screen pour permettre de suivre les actions divergentes sur un même écran (sommeil des enfants impatients et père Noël à sa besogne), mais aussi de façon moins immédiate pour introduire le père Noël par une confusion entre le rideau et la 'bulle' dont il provient (c'est limite mais il y a encore la cheminée tout près pour accréditer).
Le split-screen est une technique extrêmement importante, ouvrant de nombreuses possibilités comme les superpositions. Il sert, la même année, à Méliès pour son Homme de têtes (1898). Zecca le magnifiera pour créer l'illusion d'un homme sur une machine volante dans À la conquête de l'air (1901). La technique employée pour l'évaporation du père Noël est l'arrêt caméra, lui aussi déjà employé par Méliès dès Escamotage d'une dame (1896). Mais pendant que Méliès enrichira le cinéma avec ses trucages, ses créatures, dessins et figurants loufoques, George A.Smith apportera une contribution plus solennelle en raffinant la narration (Baiser dans un tunnel – 1899) et inventant ou améliorant des techniques fondamentales. Il sera le principal acteur de l'école de Brighton, alors en train de naître.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de Noël, Le Classement Intégral appliqué aux Courts (Zogarok) et Les meilleurs films des années 1890
Créée
le 16 sept. 2016
Critique lue 582 fois
9
1640 critiques
La suite des Visiteurs fut accouchée dans la douleur. Des fans volent des morceaux de décors, le tournage est catastrophique, l'ambiance entre Muriel Robin et le reste de l'équipe est très mauvaise...
le 29 juin 2014
10
1640 critiques
C’est la métamorphose d’un nain intrépide, héros à contre-courant demandant au méchant de l’histoire pourquoi il s’obstine à camper cette position. Né par sa propre volonté et détenant déjà l’usage...
le 11 févr. 2015
10
1640 critiques
Deux ans avant le scandale du Dernier Tango à Paris, Bertolucci présente son premier film majeur. Inspiré d’un roman de Moravia (auteur italien le plus fameux de son temps), Le Conformiste se...
le 4 déc. 2014
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème