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Signes particuliers : néant est le premier film réalisé par Jerzy Skolimowski. Il fut comme son successeur, Walkover, présenté en première mondiale durant le festival de Cannes mais n’a jamais été jusqu’à ce jour distribué en France. Le cinéaste polonais présente ainsi la particularité d’avoir eu ses deux premiers longs métrages sélectionnés durant la même édition du grand rendez-vous mondial du 7ème art, en l’occurrence celle de 1965.
De nombreux autres points communs unissent ces deux films. Skolimowski y est bien sûr crédité comme réalisateur mais aussi en tant que scénariste et acteur principal, puisqu’il y interprète un personnage commun, nommé Andrzej Leszczyc. A l’instar de Walkover, la caméra ne cesse de suivre les déambulations du héros dans son quotidien. Cependant, ici, les prises de vue sont moins aériennes et les plans-séquences plus nombreux et moins longs. Tantôt fixe, tantôt en mouvement, la caméra est souvent vectrice de plans-séquences librement composés.
Si les deux premiers métrages de Skolimowski ont été filmés en noir et blanc, la bichromie de Signes particuliers : néant se révèle plus charbonneuse et peu contrastée. Ainsi, les images produites qui ne font pas mystère d’un grain prononcé plongent à plusieurs instants dans une pénombre profonde rendant quasi imperceptible ce qui est filmé. En définitive, en intérieur comme en extérieur, les images de Signes particuliers : néant ne sont pas sans nous rappeler par leur texture celle de nombreux films muets. Il est intéressant également de noter que Skolimowski s’essaye à des expérimentations visuelles sur des surfaces plus ou moins transparentes et/ou réfléchissantes pour produire un effet sur le spectateur.
Créée
le 30 mars 2019
Critique lue 487 fois
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