A perdre Alien

Avis sur Sputnik, espèce inconnue

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Dans l'espace, personne ne vous entend ..., oui, oui, on sait, et à défaut de revoir l'étalon incontesté en la matière, le Sputnik réalisé par le jeune Egor Abramenko (33 ans) constitue une variante "agréable", davantage grâce à son atmosphère "soviétique" (le film se passe en 1083 au Kazakhstan), que pour son scénario, malin mais pas non plus exonéré de clichés inhérents au genre. Au moins, la mise en scène est efficace, à perdre Alien, et sa relative prévisibilité n'entache pas le plaisir immédiat. Quelques scènes gore sont là pour provoquer des haut-le-cœur mais avec modération et le méchant de service est délectable tandis que l'experte scientifique et néanmoins humaine ne se laisse pas démonter par tous les mâles qui l'entourent. Cool. Le film possède même une sous-intrigue, assez mélodramatique, il faut bien le dire, mais qui a le mérite d'élargir le champ d'observation et d'éloigner Sputnik de la simple série B d'horreur. En reprenant le sujet de son court-métrage Passazhir et en l'étoffant pour en faire un long, Egor Abramenko montre qu'il a de la suite dans les idées et accroit le spectre thématique du cinéma russe, au même titre que l'excellent et spectaculaire Salyut 7. Bon, on a le droit de préférer les films de Zviaguintsev ou Serebrennikov mais ce n'est pas une raison pour négliger des œuvres plus instantanées.

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