La revanche (sanglante) du Fanboy

Avis sur Star Wars : Épisode III - La Revanche des Sith

Avatar Le Rêveur
Critique publiée par le

[Avertissement: Le rédacteur de cette chronique est un fanboy de Star wars depuis la sortie de la Guerre des étoiles fin des années 70, époque où l'on allait au ciné avec un pantalon pattes d'eph et une coupe afro avec un papa qui fumait pendant la séance. Le film qu'il attendait depuis des années l'ayant profondément déçu, les âmes sensibles devraient procéder à la lecture avec précaution, des éclaboussures sanguinolentes et des tirs de blasters parsèment la critique. Le tout cautérisé au sabre laser.]

[Avertissement 2: Non content d'être ultra violente, cette critique est bourrée de spoiler. Mais alors plein plein plein. On vous aura prévenu, allez pas chouiner après]

Comment foirer un épisode attendu comme le messie

De toute la prélogie, l'épisode 3 alias la chute d'Anakin et la création de Dark Vador était l'épisode que Georges Lucas ne devait louper sous aucun prétexte.

Après des épisodes 1 & 2 moyens mais quand même plaisant pour un fan à quelques Jar Jar Binks, mitochondries, incohérences et dialogues romantico-foireux prêts (contrairement aux apparences l'auteur n'est pas un vieux con élitiste et aigri qui par principe lapide la prélogie à coup de boulons de droïdes), on attendait la chute avec impatience.

Personne ne pouvait se douter que l'on tomberai si bas et que ça ferait si mal, façon Luke dans le puits sans fond de Bespin... mais sans la providentielle antenne TV.

Pire qu'un échec, il y a un gachi: ce film aurait pu être la consécration, on avait tous les éléments pour en faire l'Empire contre attaque de la prélogie, voir mieux.

Et bien non, Georges Lucas (que l'on appelera GL à partir de maintenant, son nom étant à jamais maudit même dans son fan club) a réussi l'impossible: écrire un scénario au balais à chiotte avec plus d'incohérences que l'article d'un conspirationniste sur les chem trails, faire des personnages décérébrés sans aucune cohérence pyschologique ou logique, créer des dialogues d'une vacuité sans nom joués par des acteurs complètements largués par un réalisateur aux fraises ou sous acide. Ou les deux.

Et pire du pire des sacrilèges, GL a trahi son propre univers, qu'il avait créé il y a bien longtemps dans une galaxie très très lointaine et qui lui a valu le culte que l'on sait.

Incohérences incohérentes incompréhensibles

On pourrait discourir des heures sur ces ramassis d'incohérences mais je vais juste appuyer le sabre laser là où ça fait mal: un Anakin qui passe du côté obscur parce que sa femme risque d'avoir des problèmes de grossesse dans un monde où l'hyperespace et le clonage sont maitrisés. Un Anakin qui trahi les Jedi (Palpatine est cool finalement), puis Palpatine (ah bah nan en fait il est méchant), puis les Jedi (ils vont le tuer donc ils sont plus méchant que le méchant) dans une scène d’anthologie digne d'un nanar des année pulps où Anakin passe officiellement du coté obscur et où Palpatine commence son rire ridicule qui va continuer à nous les briser menus tout le reste du film. C'est mal joué, mal écrit, mal réalisé: ce qui devait être la scène pivot du film est un gâchis à l'image du reste.

Je souviendrai toujours des rires et des exclamations d'incrédulité dans le cinéma à ce moment. A partir de là le public passe aussi du côté obscur et n'y croit plus. C'est ce qui peut arriver de pire à un réalisateur: quand le public relève la tête, regarde autour de lui et se dit "mais qu'est ce que je fous là ?".

La palme de la scène ridicule est pour Obiwan qui parle de la compassion des jedis et de son amour à un Anakin démembré qu'il laisse finalement crever à mijoter au bord d'un lac de lave.

Je passe sur le duel Yoda vs Palpatine où les rires de l'empereur sont tellement agaçants que Yoda préfère se barrer bouffer des racines sur un planète paumée plutôt que de continuer à les supporter. Comme un lâche ce qui va aussi à l'encontre du personnage d'ailleurs.

La Padmé héroïne au caractère d'acier dans les deux 1ers épisodes devient une plante verte juste bonne à faire des câlins à un Anakin dépressif dans cet épisode. Comme quoi la vie de couple, ça vous tue une personnalité…

La traîtrise des clones c'est le pompon: les jedi font un avec l'univers, sentent quand quelque chose ne va pas dans la force ou qu'une mouche flatule à 15km. Or à part Yoda, tous sont surpris de l'attaque en traître des clones ! Alors que les troopers sont sensés être encore plus manipulables que les humains de base (voir épisode 4 « ce ne sont pas les droïdes que vous recherchez »).

Enfin bouquet final de la foirade, la fin (mais bon là, c'est logique, à moins de croire aux miracles). Devenu dark vador, Anakin est informé par l'empereur que Padmé est morte. Il devrait normalement devenir fou furieux et attaquer l'empereur qui lui avait promis la vie sauve de Padmé. Non, il le croit sur parole et devient son caniche pour les prochains 3 épisode. Logique... Le tout sur le rire ridicule de l'empereur... Mais il fallait visiblement voir Dark Vador pour que les fanboys les plus lobotomisés qui avaient toujours la foi puissent faire le lien.

Con-clusion

Bref on pourrait citer 10 fois plus d'exemple mais quand on est à ce niveau on a plus besoin de charger le droïde. Note 2/10 et encore j'ai rajouté un point parce que les combats, effets spéciaux et musique sont toujours là.

Je ne sais pas ce que nous réserve l'épisode 7 et je prie pour le meilleur, mais j'ai envie d'imaginer un remake-reboot avec un vrai scénario de cet épisode 3. L'épisode 3 qu'on aurait dû avoir. Rendez-vous en 2050.

Pour plus de lecture rageuse, je vous recommande cette critique qui soulève encore d'autres points sur ce ridicule épisode 3 et qui est en parfait accord avec moi même, ce qui montre sa profondeur ;-)

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 1165 fois
13 apprécient · 8 n'apprécient pas

Le Rêveur a ajouté ce film à 6 listes Star Wars : Épisode III - La Revanche des Sith

Autres actions de Le Rêveur Star Wars : Épisode III - La Revanche des Sith