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Faut pas tirer sur la corde.

Avis sur The Descent

Avatar real_folk_blues
Critique publiée par le (modifiée le )

Loin de moi l’idée de faire du mauvais esprit, mais The Descent c’est vraiment le genre de films que j’ ai envie de descendre.

(rires en boite)

Voilà un pitch qui commence par nous servir du drame familial comme il est désormais de bon ton dans les productions d’épouvante actuelles (Insidious, Don’t be afraid of the dark…), afin d’instaurer un peu de prétendue profondeur mélancolique à un récit dont le seul but, malgré tout un tas de simagrées hypocrites, est de faire sursauter la ménagère de moins de 20 ans.

Tiens, j’ai dit « sursauter » ; parce que oui mesdames et messieurs, encore un film dans lequel visiblement on semble confondre « faire sursauter » et « faire peur ».

Ca démarre donc très mal puisqu’après un prologue dramatique qui servira à instaurer un gimmick scénaristique menant à une conclusion de fumiste, on se tape une bande de têtes à claques pour pub de serviette hygiéniques qui décident, au nom de l’amitié et du girls power, de se faire une virée de spéléo sauvage histoire de se prouver qu’elles aussi elles ont des poils…sauf sur les jambes et sous les aisselles, bien sûr.

Au bout de ce long quart d’heure ou de cette longue demi-heure —je ne sais plus— on commence déjà à tirer sur la corde à coups de revolver de Chekhov d’une rare finesse : regardez elle ont pas pris CET OBJET (gros plan) ! Regardez elle porte CET OBJET (gros plan) ! Avez-vous vu ce qu’ELLE A TROUVÉ (gros plan) ? Attention elle a dit CECI (plan fixe insistant) !

Une telle subtilité revient à tirer à blanc, faut il le préciser.

Après le visionnage, on en vient presque à regretter que les quelques bonnes idées du début de la descente, jouant sur la corde sensible du spectateur en induisant plutôt efficacement un sentiment de claustrophobie palpable, n’aient pas servi à un film qui ne basculerait pas dans l’épouvante de supermarché ; à défaut de terreur cinéphilique.

Malheureusement le reste de cette histoire tombe dans la facilité la plus déconcertante, ajoutant une perte de crédibilité de plus en plus consternante à un manque total d’adhésion aux personnages, tous plus stupides, stéréotypés et creux les uns que les autres. Entre la nunuche qui materne sa petite sœur adorée, la tête brûlée à baffer qui accumule les remarques et les actions les plus débiles possible, la frustrée coincée crypto lesbienne, et les deux du fond qui se transforment en guerrières amazones chasseuses de vampire naturistes… y a des taloches qui se perdent !

Je vous épargne un éventuel commentaire sur les créatures ; parfois le silence en dit long.

Pour en finir, après le survivor naouak et le grand guignolesque poussif, Marshall nous mène vers une conclusion de feignasse usant encore une fois d’un pseudo twist basé sur une allégorie peu profonde de la descente aux enfers de l’esprit et de la raison ; ce qui, pour un film de spéléo, constitue un comble.

A trop abuser de ficelles on tire sur la corde.

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