Lourdeur

Avis sur The Lost City of Z

Avatar Manimal Ritchards
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Le film met un petit moment à s’installer mais comme on est sur 2h15 on se dit que ça va être pardonné d’autant plus que dès que notre héros s’enfonce dans la jungle, on commence à se passionner pour cette expédition, nous laissant même à pardonner quelques maladresses à la limite du puéril.
Et puis le but de l’expédition arrive si vite qu’on est surpris et que l’on s’attend à quelque chose d’incroyable, sans imaginer que le héros rentre chez lui, auréolé de succès et de gloire. On est alors en haleine. Nous n’avons pas encore franchi la moitié du film, et l’expédition serait terminé? Mais où est cette fameuse cité perdue?
Et c’est la où toute la lourdeur du film se met en place, où l’ennui va petit à petit gagner le spectateur qui assiste incrédule à un déballage d’idées humanistes certes mais tellement mal amenés (la culture indienne, la condition des femmes...)
Puis le héros repart. Puis il revient. Un de ses anciens compagnon d’aventure, personnage haut combien caricatural, lui fait un procès, et lui demande des excuses. Situation outrancière et totalement ridicule. Le héros quitte la société royale de géographie tel un prince outragé. Tellement mal joué, mal mis en scène. Ridicule.
Il y a cet aparté de la première guerre mondiale qui ne sert absolument à rien dans le récit, et dont on aurait pu totalement se passer.
Puis il repart dans la jungle avec son fils ainé. La fin est brouillonne. Ils ont disparu mais une preuve de leur existence refait surface. Et le film se termine en queue de poisson nous sortant enfin de notre coma devant cette avalanche de rien qui de survole tout, que ce soient les personnages ou les situations. A chaque instant le réalisateur nous met l’eau à la bouche, et puis cette eau s’évapore avant même qu’on ait pu l’apercevoir. On fini par se lasser de ce mécanisme utilisé tout le long du film.
Le pire pour moi à été la présentation de la jungle et des peuples indiens. Cette jungle annoncée inhospitalière semble bien facile d’accès. Les indiens sont eux aussi d’accès si facile, même la tribu cannibale, pour accentuer le thème du sauvage pas sauvage évoqué dans le film, mais encore une fois qu’est ce que c’est maladroit.
Les deux seuls points positifs pour moi sont les plans, très souvent assez jolis, même si la lumière est plutôt palôte, et l’actrice Sienna Miller qui joue le rôle de la femme du héros, et qui est largement devant tous les autres acteurs.
Dernier point noir, une musique niaise et mièvre qui s’accorde bien avec l’ensemble du film mais qui accentue ce cote cul cul la praline.
Dommage, peut être qu’en respectant peut être moins l’histoire originale, il fut possible de faire un récit prenant et captivant. Peut être qu’en nous montrant une jungle réellement inhospitalière, des hommes qui petent véritablement des câbles, des situations où le rêve fait surmonter la douleur, et enfin en nous montrant cette fameuse citée, le film aurait été une réussite.
Lourd et ennuyeux.
Je retourne me coucher :-)

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