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The Lovers par Clément en Marinière

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Il n'y a que le cinéma Hong-kongais, et à plus forte raison celui de Tsui Hark, pour revisiter la mythologie chinoise de façon si lumineuse. Décors peints, filtres psychédéliques, humour et émotion, pop-stars et actrices de séries Z en roue libre, grimés en avatars de la dynastie Jin, post-synchronisation improbable en mandarin ou cantonais digne de l'âge d'or du cinéma transalpin : débarrassé de toute auto-censure, The Lovers, tout à la fois comédie potache, mélodrame romantique et fresque éclatante de la Chine médiévale, se révèle bien plus libre que son canevas vaguement historique et littéraire ne le laissait présager. Soutenu à la musique par le sublime concerto pour violon composé en 1959 par Chen Gang et He Zhanhao, Tsui-Hark se permet même quelques digressions poétiques parfois radicales et toujours pertinentes, qui tranchent dans le vif un peu manichéen de la comédie et du drame. Et si le manque de nuances assumé de The Lovers en freine quelque peu l'accessibilité, la densité de sa mise en scène, couplée à une durée relativement ramassée et un montage sans détours, permet à la légende des amants papillons de conserver toute son ambiguïté sentimentale.

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