"The Passenger" : Un thriller du dimanche soir avec Liam Neeson

Avis sur The Passenger

Avatar Gaël Delachapelle
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La critique complète : http://cinecinephile.com/the-passenger-realise-jaume-collet-serra-sortie-de-seance-cinema/

[...] The Passenger est un film qui se place clairement dans la continuité de Non-Stop, l’un des précédents films du réalisateur, les deux films étant séparés dans leur entre d’eux par Instinct de Survie, un pur exercice de style qui empruntait certains gimmicks au Jaws de Steven Spielberg, pour une série B où l’on suit la survie d’une surfeuse face à un dangereux requin. Non-Stop suivait un personnage, interprété par Liam Neeson qui est devenu l’acteur fétiche du réalisateur, qui traqué un terroriste caché parmi les passagers d’un avion qui menaçait à travers des SMS de détourner l’avion. The Passenger suit de nouveau un protagoniste, interprété par Liam Neeson, Michael MacCauley, un ex-flic qui prend tous les matins un train de banlieue pour se rendre à son travail. Jusqu’au jour où il reçoit l’appel d’un inconnu qui le force à identifier sous la menace un passager caché, avant d’atteindre le dernier arrêt du train. Un thriller rythmé selon une course contre la montre, tout comme le précédent Non-Stop.

Si Jaume Collet-Serra parvient à prendre à contre-pied les productions made in France d’un Luc Besson par cette série B, c’est avant tout par une certaine intelligence du récit, certes prévisible au possible par moment, mais roublard et efficace dans sa tension narrative, là où les scénarios d’un Luc Besson ne prennent pas la peine de sortir de la fainéantise. Bien évidemment, nous ne parlons de dialogues d’une riche écriture, mais de petits éléments scénaristiques bien huilés qui viennent s’ajouter à une mise en scène qui emprunte parfois à un style Hitchcockien, faisant de cette partie de Cluedo dans un train de banlieue une enquête policière efficace, où chaque personnage du train a sa fonction propre, sa personnalité (dessinée avec de gros traits un peu lourds et clichés pour certains), et son rôle dans l’intrigue.

[...] L’un des défauts principaux du film réside dans le dernier acte, que Jaume Collet-Serra semble apprécié saboter comme dans tous ces précédents films, employant les grands moyens scénaristiques à coups de Set-Up/Pay-Off et de twists prévisibles, avec un suspense qui en rajoute des caisses, sans oublier le discours politique lourd et indigeste dont le réalisateur nous faisait déjà le privilège dans Non-Stop. Si Jaume Collet-Serra n’est pas un maître du suspense autant qu’un Alfred Hitchcock, son thriller musclé ne manque pas d’une certaine efficacité qui en fait un thriller du dimanche soir appréciable à sa juste valeur.

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