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Avis sur The Raid

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Déjà dans Merantau, on sentait un savoir-faire dans la percussion avec le Pencak Silat, l'art martial Indonésien qui se rapproche pour faire vite du Muay Thai de Tony Jaa. Il ne faisait presque aucun doute que ce pur actioner à l'énorme buzz qu'est The Raid serait un film de tatane pour tataneux avant tout.

Pour le crescendo, ça vaut 6 grand max, mais les combats sont vraiment trop puissant pour ne pas mettre 7. Sinon, c'est très faible. Honnêtement, jusqu'à la 38ème minute, ça vaut 2. Il n'y a aucun enjeu ou presque, c'est bouffi y compris quand ça se met à canarder. D'une, aucun intérêt à voir deux bandes, flics contre voyous, se faire face et se canarder sans bouger, pour moi, ce n'est pas de l'action, et de deux , mais mort à cette foutue caméra épileptique qui ne semble pas avoir de limite.

Bien heureusement, à la 38ème minute donc, le mec qu'on a vu s'entraîner dans la scène d'intro se met à tataner, en l'occurrence Iko Uwais, star de l'action Indonésienne découvert dans Merantau toujours de Gareth Evans. Et là, et bien voilà, c'est tout. Mais il fallait lui dire d'y aller tout seul en fait au gars ! Les autres flics ne servent à rien, perte de temps. On se demande même limite pourquoi il fuit parfois Iko tellement il pourrait tous se les aligner dans une seule scène de baston géante à la Honneur du Dragon, cassage de tous les membres full option sanglant.

En fait, ils sont deux à savoir vraiment tataner dans l'immeuble. Tous les autres se font méchamment éclater. L'autre, c'est le Mad Dog qui protège son Boss sadique reclu tout en haut qui lui tue gratuitement au début pour montrer qu'il est le grand méchant. Ensuite, il glande.

Et lorsque le Mad Dog et Iko Uwais se rencontrent finalement, là ça tatane vraiment encore plus sévère. Mais inutile de se leurrer avec les habituels : "268% action non stop pur et dur illimité sans arrêt pas le temps de retenir son souffle etc". Il y a 26 minutes et 30 secondes d'action en tout. Et j'inclue gentiment le canardage de 7 minutes et 20 secondes après la longue entrée dans l'immeuble. C'est tout de même très honorable puisque c'est presque une demi-heure de baston violente et sanglante de tout premier choix, voire ce qui se fait de mieux, harmonieusement répartie avec cris et autre rage déchaînée comme jamais et comme l'aiment les Indonésiens.

A part ça, c'est bouffi et une fois que le Mad Dog y est passé, il reste encore bien 10 minutes qui ne servent à rien. Par contre, pas de cucul, que du violent et de la fraternité bovine, ça passe mieux. Et le côté poussiéreux et crade bien présent détache le tout d'un Tony Jaa de base.

ps : c'est marrant comme le Fat beat, pas désagréable avec son petit côté discret et dark, se met toujours à démarrer quand les hirsutes de la tour débarquent, comme pour ajouter un peu de cooliness au fait de buter des flics...

pps : par contre, il y a un passage très énervant où notre héros est devant une fenêtre et personne ne tire alors qu'il s'est fait canarder 2 secondes avant et que tous ceux qui passent devant une fenêtre se font normalement shooter. Spirituellement protégé le gars.

ppps : Mad Dog est le frère indonésien sans pitié de Al Leong.

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