Rencontre avec le néant

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Si comme moi, vous avez été écoeuré de la qualité des programmes de la TNT française au cours de ce réveillon de nouvel-an 2018, rassurez-vous, sur la RTBF (en Belgique) ce n'était guère meilleur
avec la diffusion de ce film dont le titre déjà, témoigne du manque d'imagination de sa génitrice !
Pour en résumer le scénario, c'est vite fait : un homme marié, rangé des voitures et père de famille, ne va pas tromper sa femme, mais se tromper de femme. Vous connaissez l'adage ? "Deux ans durant il est resté amoureux de moi sans que je le susse (imparfait du subjonctif..."
Lisa Azuelos a beau être la fille de Marie Laforêt, elle est loin d'avoir hérité des gènes talentueux de sa mère ! Dans ce navet qui lui est dû, tout est mauvais et le spectateur n'aura qu'une seule et unique rencontre, lui, avec le néant. Car il ne se passe rien ou quasiment rien dans cette histoire dénuée de tout intérêt !
Azuelos (quatre films à son palmarès en 2017) s'essaie à la réalisation : ici, elle peine à tenir la distance : 1h20. Mais elle a aussi commis ce scénario insipide qui n'aurait mérité au plusqu'un court-métrage ! Où est donc passé le budget gargantuesque pour un résultat pareil ?

On doit endurer une série ahurissante autant qu'interminable de courtes séquences qui font ressembler ce nanar à un puzzle ésotérique ! Au montage, ça n'a pas dû être de la franche rigolade à rassembler tous ces bouts de pellicule ! Quant au générique, merci aussi pour les mal-voyants, on fait difficilement ^plus tordu. !
Enfin Azuelos se prétend aussi comédienne et s'impose comme épouse de Cluzet !. Eh bien je vous l'avoue, à sa place (le pauvre) entre elle et Marceau dont il tombe amoureux, je n'aurais pas hésité une seule seconde non plus ! Séquences interminables, pubs éhontées pour une marque d'ordinateurs, propagande tabagique, musique consternante sont aussi au rendez-vous. C'est ainsi que le tube planétaire des sixties "Happy together". interprété brillamment jadis par "the Turtles" et qui aurait pu servir de fil rouge a ce film sans destin, et sans rythme, est ici massacré à son tour. Pas surprenant que ce spectacle pitoyable ait été un gouffre financier avec seulement 447 000 spectateurs en salles françaises, malgré Cluzet et Marceau à l'affiche...
Pauvres voisins belges : pour eux aussi 2018 a mal commencé !

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