👉 17 juin : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Terry Gilliam qui remet le pied à l'étrier de la SF, je ne pouvais pas passer à côté. Une fois la séance achevée, je me suis retrouvé bien en peine de démêler mes impressions sur ce Zero Theorem. Un peu vain, enfonçant les portes ouvertes du sous-genre dystopique, mais délicieusement Gilliamesque, qui fait qu'on lui pardonne beaucoup.

Car c'est avec un plaisir non feint qu'on retrouve cet univers crasseux et bariolé, dans un éternel lent roulis de caméra rehaussant le bazar continuel qui habite chaque plan. Cette Londres impersonnelle (ou les Twizy ont enfin trouvé un débouché commercial ! Bravo Renault) aux couleurs publicitaires agressives ; cette église miteuse réagencée en squat sordide et grandiloquent (Construire un lit à partir de tuyaux d'orgues, le responsable des décors s'est manifestement éclaté)... Gourmandise visuelle.

On retrouve aussi le tempérament dénonciateur - au ton quasi infantile - de Terry Gilliam à fustiger l'hyper-capitalisme et la puissance écrasante d'une administration kafkaïenne, parsemée d'une critique rigolarde d'une époque hyperconnectée, noyée dans une ultra moderne solitude (La scène de la fête où chacun danse branché à sa tablette en est le parangon).

Là où Zero Theorem pêche, c'est dans son scénario qui peine à lier tous ces thèmes, malgré le personnage incarné par un excellent Christoph Waltz censé être le pont entre toutes ces idées jetées presque négligemment au spectateur. L'histoire oscille entre une parodie de 1984, une histoire d'amour 2.0 (à laquelle j'ai eu du mal à adhérer), une parabole désespérante sur le sens de la vie... Le tout donne un film bizarrement linéaire et foutraque à la fois dans son cap, son déroulé, son débouché... Dommage.

Hypérion
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films critiqués notés 6

il y a 8 ans

53 j'aime

Zero Theorem
Samu-L
8
Zero Theorem

Zero est égal à 100%

Je pense qu'on peut m'accuser de ne pas être objectif face à Terry Gilliam et à son nouveau film. Ben vous savez quoi, l'objectivité, je l'emmerde! Les acteurs sont excellents (Christoph Watlz est...

Lire la critique

il y a 8 ans

82 j'aime

13

Zero Theorem
Hypérion
6
Zero Theorem

Black holes and (no)revelations

Terry Gilliam qui remet le pied à l'étrier de la SF, je ne pouvais pas passer à côté. Une fois la séance achevée, je me suis retrouvé bien en peine de démêler mes impressions sur ce Zero Theorem. Un...

Lire la critique

il y a 8 ans

53 j'aime

Zero Theorem
Sergent_Pepper
3
Zero Theorem

Canada dry

Remarques diverses en cours de visionnage. Au vu de l’exposition foutraque et colorée, ça sent le petit film aussi laborieux que prétentieux. Ça va dans tous les sens, ça brasse des thèmes éculés au...

Lire la critique

il y a 8 ans

49 j'aime

7

Princesse Mononoké
Hypérion
10

Un Miyazaki terrestre et mélancolique

Princesse Mononoké est un film à part dans la carrière de Miyazaki, une étape autant qu'une sorte de testament de son art. C'est peut être ce qui en fait l'un de ces films les plus adulés parmi ses...

Lire la critique

il y a 11 ans

449 j'aime

80

Le vent se lève
Hypérion
9

L'histoire d'un formidable égoïste

Le vent se lève, il faut tenter de vivre est définitivement un film à part dans la filmographie de Hayao Miyazaki, pour moult raisons que j'aurais bien du mal à évoquer de façon cohérente en un...

Lire la critique

il y a 8 ans

409 j'aime

34

Kaamelott
Hypérion
9
Kaamelott

Alexandre Astier, héros des temps télévisuels modernes

Alexandre Astier est remarquablement similaire à son personnage Arthur. Comme Arthur, il est responsable de tout (Roi du royaume / responsable scénario, musique, production, dialogues, direction,...

Lire la critique

il y a 11 ans

364 j'aime

57