Je réalise seulement, ça fait plus d’un an que j’avais plus proposé de nouvelles critiques. En vrai, ce film je l’ai vu par hasard alors que j’envisageais autre chose, mais quand je vois le nombre de notes, je dis qu’il faut prendre le problème à bras-le-coprs (ah ah ah) et aller au bout de cette bafouille, même si c’est pas un chef d’œuvre. Ce premier long métarge de Marie-Elsa Sgualdo mérite une carrière honnête. Il est centre sur une jeuen fille de 15 ans au début. Elle est encore assez innocente et vit dans la campagne suisse en 1943. C’est donc la guerre, mais la Suiise est un pays neutre. Dans cette campagne, l’avenir d’Emma est a priori tout tracé. Sauf que sa vie familiale n’set pas celle qu’on pourrait attendre. En effet, sa mère ne vit pas avec son père et on va finir par comprendre que c’set le père qui l’a jetée. On ne saura jamais grand-chose de cette histoire, mais la mère, Alice ne vit pas bien loin et est un peu désabusée car visiblement elle n’a pas trouvé auprès de cet autre homme ce qu’elle en attendait. Il n’set même pas sûr qu’elle vive encore avec lui. Emma vit donc avec son père. Elle s’occupe aussi de deux filles plus jeunes qu’elle, mais il semble que ce ne soient pas ses sœurs. Probablement, le fait-elle pour faire rentrer un peu d’argent. Emma sait aussi broder de bien joile façon. Un beau jour, deux jeunes hommes débarquent dans le village, l’un d’exu étant journaliste. Il est sympathique et plait à Emma. Ils se retrouvent en tête-à-tête lors d’une promenade dans la nature. Alors, la belle journée vire au drame. Emma s’approche de Louis, allongé sur le dos. La timide approche pour un baiser vire rapidement à tout autre chose, puisque Emma est violée. Le plus terrible dans cette histoire, c’set que lui ne réalise même pas qu’il l’a forcée. Quand il repart, il lui dit naturellement qu’il a été charmé. Et c’est plus tard, quand elle ne saigne pas comme d’habitide qu’Emma comprend. La présentation officielle du film affirme qu’Emma affronte toute la communauté villageoise, ce qui n’est jamais frontal. En effet, entre le moment où elle révèle sa situation à son entourage et celui où on la voit avec son enfant, le film présente une belle ellipse. Entretemps, Emma a réussi à séduier Paul qui l’épouse et lui évite la honte. D’autre part, elle s’est vue attribuer la bourse décernée par un comité, de façon à ce qu’elle puisse entrer à l’école d’infirmière. Là seulement elle affronte toute la communauté, car elle sait très bien alors qu’elle est enceinte et que si le comité le savait, elle n’aurait jamais obtenu cette bourse. D’autant plus que les agissements de sa mère ont déjà failli jouer en sa défaveur. Mais Emma ne pourra pas se contenter de cette vie choisie par défaut…
Ce film au minutage raisonnable profite de la superbe prestation de Lila Gueneau dans le rôle d’Emma. Avec son physique élancé et son visage encore suffisamment jeune et frais pour incarner une jeune fille assez innocente mais dont l’attitude bien droite dénote sa fierté, elle fait merveille en entrant parfaitement dans son personnage. Emma sait quelle est sa condition et sa position de servante, employée par la femme du pasteur. Alors, elle reste régulièrement en retrait et ne s’exprime qu’avec parcimonie. Ceci dit, elle n’en pesne pas moins et le regard de Lila Gueneau le fait parfaitement sentir avec ses yeux sombres, justifiant le titre international Silent rebellion. D’autre part, que l’action soit située en Suisse permet à la réalisatrice de faire sentir ce que cela peut impliquer de vivre dans un pays qui revendique sa neutralité. Ainsi, Emma a l’occasion d’observer un des habitants du village qui fait en quelqu sorte le garde-champêtre (sur son uniforme, on distiongue nettement un V sur ses épaulettes, mais il ne faudrait pas imaginer un V comme Victoire. C’set pourrait être un V comma Valais, canton d’expression française majoritairement comme les personnages du film). Cet homme reconduit des fuyards à la frontière, car ils n’ont pas le droit de stationner en Suisse. Pourtant notre homme sait qu’en agissant ainsi, il envoit ces fuyards vers une mort quasiment certaine. Sa justification heurte franchement les convictions d’Emma. Nous avons donc le caractère de ce personnage qui ne parvoendra jamais à rentrer dans le moule. L’action se passant à la campagne essentiellement, la nature y joue un rôke fondamental. L’image au format 16/9e avec des couleurs naturelles est adapté. La musique a son importance, ainsi que le personnage du pasteur, incarné par Grégoire Colin. Dans le rôle de la mère d’Emma, Sandrine Blancke fait un bel effet.