Suisse, 1943, dans une communauté protestante, non loin de la frontière française. Emma, 15 ans, jeune fille timide en apparence, mais déterminée, est sur le point de recevoir un prix de vertu. Mais un événement dramatique va infléchir sa destinée. Récit initiatique, mais surtout d'émancipation, À bras-le-corps ne cesse de scruter le visage de son héroïne, interprétée par la remarquable Lila Gueneau, à grands renforts de gros plans, lesquels mettent en valeur le joli minois de l'actrice, mais finissent par agacer par leur caractère répétitif. C'est un peu dommage, car dans le même temps, la réalisatrice ne fait que survoler certains thèmes tout aussi passionnants, à commencer par l'hypocrisie de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, qui argue de sa neutralité pour collaborer avec les occupants allemands en France, lorsqu'il s'agit de rejeter les Juifs qui tentent de se réfugier sur le territoire helvétique. Ce n'est certes qu'une toile de fond dans le scénario du film, mais il n'aurait pas inutile de le développer davantage. Même remarque pour le personnage du pasteur, incarné par le toujours impeccable Grégoire Colin, qui recélait un potentiel non négligeable dans l'expression de sa libre parole, y compris dans sa relation paternelle avec Emma.

Cinephile-doux
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Au fil(m) de 2026

Créée

le 15 nov. 2025

Critique lue 323 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 323 fois

3

D'autres avis sur À bras-le-corps

À bras-le-corps

À bras-le-corps

6

Cinephile-doux

8256 critiques

Une jeune fille déterminée

Suisse, 1943, dans une communauté protestante, non loin de la frontière française. Emma, 15 ans, jeune fille timide en apparence, mais déterminée, est sur le point de recevoir un prix de vertu. Mais...

le 15 nov. 2025

À bras-le-corps

À bras-le-corps

5

Pierre842

265 critiques

Critique de À bras-le-corps par Pierre842

J'étais déçu du déroulement de l'histoire. Je m'attendais pas à ce que l'intrigue principal soit vite expédié.Ça montre les mœurs de l'époque dans la Suisse pendant la seconde guerre mondiale. Lila...

le 6 juin 2026

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

8256 critiques

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

le 28 mai 2023

France

France

8

Cinephile-doux

8256 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8256 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021