Cela aurait pu être un nanar de plus dans la monumentale filmographie des romances sur fond d’Heroic Fantasy. Cependant, on est assez vite séduit par le ton léger et les séquences qui s’enchainent, se remémorant le film d’origine de 1987. Plus de 20 ans sépare donc ce film de son modèle : le scribe comptable tombant amoureux d’un démon, sorte de sirène moitié forme humaine, moitié forme animale. Faudra rester un tantinet indulgent face à certains passages un peu naïfs dans le traitement de fond des personnages, mais bon c’est avant tout dans un esprit de visionnage d’un conte poétique qu’il faut appréhender ce métrage, rien de plus. Au demeurant, il y a un bond au niveau des FX et les bastons câblées sont très bien chorégraphiées. Un plaisir pour les yeux en comparaison à toutes ces productions ricaines bourrines en mode Statham-like. Bien entendu, même si cet épisode réussit à divertir, il ne vaut pas les prods de Tsui Hark, en particulier Histoires de fantômes II.