Des suprémacistes blancs investissent un bâtiment où ils prennent en otages des dizaines de racisés.Une équipe d'intervention de la police est envoyée sur place et sur ordre du commandant Alston attaque les terroristes.Mais ça tourne mal et une mine est déclenchée,tuant et blessant plein de gens.Le lieutenant Connor Connelly est éjecté par le souffle de l'explosion et se retrouve inconscient sur une pelouse à cent mètres de là.Mais pas de problème,on le retrouve fringant sept mois plus tard à courser du délinquant dans les rues.Il finit par descendre un membre du puissant gang de Pettis,et le caïd désapprouve totalement.Il kidnappe la femme enceinte de Connor et oblige celui-ci à braquer une maison pleine de drogue et de cash.Pour y parvenir,le flic rameute ses anciens équipiers,ceux du désastre initial.Dans la grande série des thrillers en DTV avec Bruce Willis,en voilà un qui ne relève pas un niveau déjà catastrophique.Tous ces films sont nuls et là c'est comme d'habitude un naufrage total.Le réalisateur Wes Miller est spécialisé dans ce type de sous-produits et allonge la liste des Miller qui ne sont pas les meilleurs au côté de Steven C. et Brian A.,tant qu'on y est les producteurs devraient embaucher Gérard,il ferait ça très bien entre deux séances d'hypnose.Mais attention Wes a une particularité,il fait dans le militantisme à la Black Lives Matter.Peut-être est-il afro-américain,en tout cas ses oeuvres font dans la victimisation pour blackos à la fois geignards et teigneux que les vilains blancs font rien qu'à embêter.Le mec est un peu un Spike Lee de cinquième division qui essaierait de ressusciter la Blaxploitation par le biais du vidéofilm merdouilleux.Ce n'est pas gagné si l'on se réfère à cette pauvre purge qu'est "A day to die".La photo est lisse et sans personnalité,la musique,du hip-hop à la con,est à chier,le scénario est usé jusqu'à la corde et les dialogues tiennent de la conversation entre demeurés vêtus de camisoles.Wes tente parfois de faire croire qu'il a du style en introduisant de manière impromptue des arrêts sur images ou des zooms violents,mais c'est inutile et stupide.Quant à la dimension politique,elle est assez pitoyable avec ce narco noir qui ne vend qu'aux blancs pour les éliminer et venger son "peuple".Ce tas d'imbécilités est filmé à deux à l'heure avec des scènes d'action molles et ridicules et des gunfights paralytiques.Comme il est d'usage,on a réuni sur l'affiche quelques has been qui faisaient la manche sur les trottoirs de Beverly Hills,à commencer par ce malheureux Bruce qui continue désespérément à jouer les ripoux et à apparaître cinq minutes à l'écran en bougeant le moins possible.Le héros est ici Kevin Dillon,le frère de Matt et sous-doué notoire qui nous sert une grosse rasade de salade de grimaces de nature à réjouir tout psychiatre consciencieux.Les autres font correctement le job,qu'il s'agisse de Frank Grillo en capitaine pur et droit,de Johnny Messner en tireur d'élite excité ou de Leon,qui fut champion jamaïcain de bobsleigh dans "Rasta Rocket" ou gangster montagnard dans "Cliffhanger",condamné ici à déféquer par la bouche un discours revendicatif débile tout en jouant un parrain black mou comme une chique qui finira par copiner avec les keufs,on se demande même s'il ne va pas se mettre à la colle avec son nouveau pote Connor.