Je crois bien qu’Adrift est ma première vraie déception de 2018, devant Loving Pablo. À vrai dire, j’en attendais beaucoup de ce film, notamment car j’avais envie de revoir Shailene Woodley à l’œuvre. Hélas, sa performance est ce qui m’a le plus refroidi ici.
Je trouve que Shailene Woodley est, de manière générale, une bonne actrice. Les réalisateurs avec qui elle a collaboré ont toujours su bien la diriger, mettant en lumière son charme singulier. Là encore, elle joue un personnage intéressant pour elle, tant il est proche de sa personnalité. Mais devant la caméra de Baltasar Kormákur, elle en fait des tonnes. On a donc l’impression qu’il faut absolument s’émouvoir dès qu’elle crie ou qu’elle pleure, ce qui fait qu’elle n’est pas naturelle. Du moins, un spectateur américain serait bluffé par sa performance d’actrice, car Adrift a justement tout du long-métrage typique venu tout droit d’outre-Atlantique.
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