L'un des quelques (télé)films ayant abordé de front la période du confinement : plutôt bien mené au départ, traduisant intelligemment le ressenti de nombreuses personnes face à la situation, « À la joie » finit, malheureusement, par s'embourber assez vite dans des situations répétitives et pas très intéressantes, dont les enjeux se révèlent finalement assez banals et limités, le duo Amel Charif - Pablo Pauly n'étant pas mauvais individuellement, mais fonctionnant mal ensemble.
On se lasse finalement assez vite, à base de scènes sexuelles inutilement longues et explicites, jusqu'à une fin logique mais ayant au moins le mérite d'être joliment mélancolique. On a connu Jérôme Bonnell autrement plus inspiré, tombant, lui aussi, dans les écueils posant si souvent problème au cinéma (enfin, à la télévision, ici) français. Décevant.