À la poursuite de demain repose sur une idée de départ pourtant très prometteuse : un futur utopique, plein d’espoir, d’inventions et de possibles. Mais très vite, le film donne l’impression de ne pas savoir quoi faire de son propre concept. J’ai le sentiment que ce scénario n’était tout simplement pas adapté au Disney de l’époque, trop ambitieux dans ses idées mais mal structuré dans sa narration.
C’est aussi la première fois que je voyais George Clooney dans un rôle de ce genre, et j’ai été très déçue. Je le trouve surcoté et peu convaincant ici : son jeu manque d’émotion et de nuance, ce qui rend son personnage difficile à apprécier ou à comprendre. À l’inverse, Britt Robertson, pourtant beaucoup plus jeune, m’a semblé bien plus juste et investie. Elle apporte une sincérité et une énergie que le film aurait dû davantage exploiter.
Le plus gros problème reste cependant le ton général du film. Il est plat, peu importe la génération à laquelle on appartient. Ni vraiment captivant pour les enfants, ni suffisamment profond pour les adultes, il reste coincé entre deux publics sans jamais trouver son équilibre. Les idées s’enchaînent sans être pleinement développées, ce qui rend l’ensemble confus et parfois ennuyeux.
C’est d’autant plus frustrant que, avec un scénario mieux écrit et mieux structuré, À la poursuite de demain aurait pu être un très grand film. Le potentiel était là, l’univers aussi. Mais faute de clarté et de cohérence, le film passe à côté de sa promesse et laisse surtout un goût d’inachevé.