Le film s’appuie largement sur la vie privée de Maurice et ses histoires personnelles, notamment avec Claude Berry et sa sœur. Suzanne, de son côté, reste perdue, virevoltant entre émotions, pensées abruptes, flirt, tromperie, tout ce qui lui traverse l’esprit.
À cela s’ajoute une relation décousue, quasi inexistante et violente avec sa mère et sa sœur (englobant le père également) que j’aurais aimé voir davantage explorée. Montrer les vrais aspects de ces relations aurait permis de rendre plus tangible la manière dont Suzanne est détruite à petit feu, entre les violences répétées et l’emprise de Robert (Lewandowski, réveille toi).
Le film ne démarre vraiment qu’au bout de 30 minutes, et sur une durée d’1h30, cela représente un tiers perdu. Pourtant, la (grosse) séquence finale de 15-20 minutes résume à elle seule l’ensemble du film, et de la meilleure manière possible.