Quand la Chine s'éveillera... le monde tremblera.


Cette sentence prophétique gomme ce que la Chine a apporté dans le monde dans lequel nous vivons, mais nous n'en parlerons pas aujourd'hui car si mon ton est péremptoire, je fais simplement mon malin et ne souhaite pas lancer un débat.


En effet, je n'ai pas encore lu le bouquin que je trimballe depuis un moment avec moi et qui reste sagement sur mes étagères.


A touch of sin n'est pas une mince affaire à critiquer. En effet, il déploie et dilue son propos dans quatre histoires distinctes et non liées.

Ce qui me complique la tâche c'est surtout que son propos est extrêmement limpide et fort bien développé dans le troisième récit et que le quatrième récit m'a profondément ennuyé, se trouvant juste après ce qui m'a paru comme le mot de la fin, fort et à point.

Si le second récit se laisse voir et que lorsque le troisième débute, on se sent presque las, qu'on commence par faire peu de cas de cette aventure extra conjugale, c'est parce que le second récit, lui aussi, présente un intérêt moindre.


La difficulté réside alors dans l'envie de dire tout et son contraire à propos de ce film, de nier son intérêt tout en reconnaissant qu'il en a pourtant. De faire mine de dire qu'à trop diluer son propos le film perd en force et se complait dans le démonstratif.

Il faut dire que l'unanimité que remporte le film laisse songeur. Pour deux raisons. Elle crée une véritable attente. Je m'attendais à du lourd, genre 38 tonnes. Un film rouleau compresseur, sans faiblesse. J'en suis venu à me dire qu'on était loin du compte.

À contrario on peut se dire que tout cela est mérité. Le film, même s'il s'étire, même s'il est inégal (à mes yeux), démontre toute l'horreur d'un capitalisme galopant, de son poids, des perversions qui l'accompagnent. De cette société malade.

L'humain là bas comme ici : la variable ajustable. L'argent, la corruption. Tout à vitesse V.


2013, nous aurons eu le loisir de voir cette Chine, Mystery, People mountain, people sea et enfin A touch of sin, nous la voilà portraiturée, et tout ça n'est guère flatteur.

Kenshin
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il y a 2 jours

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