Quelle ironie que la fin de ce film, au demeurant très bon. Il va falloir spoiler, j'en suis désolée.
A trois on y va nous présente un sujet qui reste assez peu abordé au cinéma (on ne va pas se mentir, les triangles amoureux, il y en a, mais c'est plus souvent présenté comme générateur de conflits que comme une relation fonctionnelle), il s'écrase mollement sur une fin un peu trop bien pensante à mon goût. On apprécie la bienveillance qui émane de ce film, c'est mignon, ça fait du bien, oui mais...
Alors qu'on nous présente un type de relation qui... ben qui marche bien en fait, le film fini sur une Charlotte qui se fait la belle pour laisser derrière elle un bon petit "couple hétérosexuel" (autant que faire se peut). Ha. Cette fin anéanti par elle-même tout le message du film qui est, grosso merdo: On aime comme on veut, on s'en fout d'être des adultes ou d'être adapté à la norme de la société. Mais surtout, l'impact de cette fin n'aurait pas été aussi forte si la scène précédente n'avait pas été un mariage religieux. Le film fini donc par nous dire: si vous voulez vous marier, tout ça, vous ne pouvez être que deux, et c'est bien dommage.
En bref, je vous conseille de lire Les Perroquets de la place d'Arezzo, le thème de la sexualité en général est bien mieux traité, et le ménage à trois aussi.