L’animation japonaise est souvent propice au genre post-apocalyptique.
On pense à des œuvres comme Violence Jack ou Genma Taisen...
Ici, on va lorgner vers quelque chose de plus original, les humains sont devenus amnésiques à cause d’un vent capricieux.
Revenu à l’état sauvage, un garçon va faire la rencontre d’un enfant handicapé dans un complexe militaire. On pense forcément à Akira, mais le film va vers autre chose.
Un road movie à la Damnation Alley, où des rencontres vont se transformer en compagnons de route vers une destination choisie.
Chaque rencontre symbolise un monde et une ambiance particulière, souvent prisonniers d’un dogme. On va pouvoir y découvrir de nouvelles sociétés qui se sont créées après l’apocalypse.
J’ai trouvé cela formidable et très ingénieux, même si le film n’échappe pas à certains poncifs. Le robot qui se répare tout seul et qui les poursuit indéfiniment est sûrement de trop. (Juste pour fournir un peu d’action.)
Le film aborde des tas de questions métaphysiques, et la fin lorgne vers Starman de Carpenter, en bien plus raté malheureusement.
Car la fin est bien le plus gros défaut du film, qui me paraît un peu trop court pour ce type d’histoire.
En gros, l’extraterrestre qui l’accompagne est une sorte de témoin des circonstances de la maladie qu’elle a elle-même introduite.
Mais là où le film bascule dans le nanar, c’est avec la récompense du héros.
L’extraterrestre décide de se donner à lui. Dans Starman, l’histoire d’amour est justifiée et laisse un enfant derrière.
Ici, c’est juste parce que ce sont les coutumes terrestres. On a donc le droit à une scène de sexe totalement gratuite (comme les scènes de nudité du film, on sent le côté pervers du réal), qui n’a aucun intérêt. Du coup, la fin se retrouve coupée, et on ne sait pas comment l’amnésie va être enlevée...
C’est bien plus intéressant de mettre de la copulation...
Techniquement, le film est sublime. Les décors sont très soignés, la direction artistique très aboutie, même si le personnage principal est le plus raté et ressemble étrangement à une femme.