Note : 3/10, et c’est encore un peu généreux...
Honnêtement, je ne partais pas avec de grandes attentes pour ce film. Après tout, Jason Statham joue quasiment toujours dans le même registre depuis la saga Le Transporteur. Pourtant, j’avais été plutôt agréablement "surpris" par Beekeeper. Attention, je ne parle évidemment pas d’un chef-d’œuvre, mais le film avait le mérite d’être rythmé, avec une action efficace et bien réalisée.
Alors, qu’en est-il de A Working Man ? Eh bien… on est très loin, mais vraiment très loin, d’un bon film d’action.
Il y a plusieurs points à soulever ici. À commencer par le rythme. Là où Beekeeper parvenait à garder une bonne dynamique, A Working Man s’enlise rapidement. L’action tarde à arriver, malgré une introduction qui nous vend un protagoniste torturé et ultra-violent. Mais dans les faits, il ne se passe presque rien pendant une bonne partie du film. Le tout est accentué par des dialogues incroyablement clichés. Certes, on ne s’attend pas à du Shakespeare dans un film avec Statham, mais un minimum d’effort n’aurait pas été de trop... Ici, les échanges sont aussi plats que prévisibles, et le rythme du film donne l’impression d’un plat trop souvent réchauffé au micro-ondes. Et quand l’action finit par arriver, c’est là encore un constat en demi-teinte. Par moments, on sent l’expérience de Statham dans des chorégraphies bien exécutées. Mais ces séquences sont souvent gâchées par des punchlines inutiles ou une invraisemblable impression d’invincibilité du héros. Difficile d’y croire, ou de s’impliquer émotionnellement.
Le jeu des acteurs, quant à lui, est très inégal. Mention honorable à Arianna Rivas (Jenny), que j’ai trouvée globalement juste dans ses émotions, même si son personnage semble étonnamment peu affecté par ce qui lui arrive. Statham, de son côté, reste fidèle à lui-même : une prestation vue et revue, mais globalement maîtrisée. En revanche, Michael Peña (Joe) et Maximilian Osinski (Dimi) m’ont semblé complètement à côté de la plaque. Leur temps de présence à l’écran est certes limité, mais leur jeu sonne faux, souvent surjoué. Et ils ne sont pas les seuls à détonner dans un casting qui manque cruellement de cohérence. Difficile donc d’adhérer à une intrigue aussi plate. Le film tente d’introduire une relation père/fille en cours de route, mais cette tentative tombe rapidement à plat. On ne sait pas vraiment où cela mène, et cela illustre bien le sentiment général que dégage le film : une confusion narrative, malgré une trame principale simpliste.
Alors oui, A Working Man enchaîne les défauts. Et pourtant, aussi curieux que cela puisse paraître, je n’ai pas passé un moment totalement exécrable. Peut-être parce que je ne suis tout simplement pas la cible de ce genre de film. Les fans de Statham y trouveront sans doute un peu de satisfaction, même s’il est clair qu’on est très loin de ses meilleures performances.
Points positifs :
- L'action, par moment.
- La crédibilité de Statham dans ce type de rôle
Points négatifs :
- Les dialogues, un enfer...
- Finalement peu d'action
- Des personnages plus que caricaturaux
- Un scénario tellement connu
- Aucune prise de risque dans l'ensemble
Conclusion :
Vous l’aurez compris, on est loin du film de l’année. Encore un film de Statham où il terrasse ses ennemis les uns après les autres, sans grande difficulté. Rien de neuf à l’horizon, ce qui rend l’ensemble fade, sans relief. Le jeu souvent bancal des acteurs empêche de vraiment prendre le film au sérieux, même si, soyons honnêtes, tout n’est pas à jeter.