Le film Abigail, ça donne quoi ? Un groupe de criminels kidnappe une jeune fille et doit la garder 24h pour obtenir une rançon, mais ils disparaissent un à un. Je ne m’attendais pas à ce genre de film et je pense que c’est le cas pour beaucoup. Mais je l’ai trouvé plutôt sympa pour plusieurs raisons.
Il faut se le dire tout de suite, ce n’est pas vraiment un film d’horreur. Ça ne fait pas peur, on ne se sent pas angoissé ou stressé. On est plutôt face à un film mélangeant gore et humour, une comédie d’horreur en quelques sortes. C’est hyper kitsch, que ce soit dans l’humour noir, les situations comiques, les phrases clichées, les maquillages. Et c’est très gore, ils en font des tonnes. Parfois ils essayent de raccrocher avec les stéréotypes des films d’horreur, les jumpscares, les couloirs sombres, les décisions débiles des personnages, l’ambiance pesante…. Le résultat donne un ton plutôt sympa, même si on sait pertinemment que ce n’est pas un film génial.
L’histoire est originale, en tout cas le concept de base. Puis on finit par tomber dans le classique des huis-clos horrifique, c’est prévisible, pas très cohérent et peut être un peu trop long. Heureusement, il y a des scènes assez déjantées, surtout l’utilisation du ballet en version gore avec la musique du Lac des Cygnes.
Niveau réalisation, c’est assez simple, les maquillages font très rétro je trouve. Les acteurs sont parfois bons, parfois hyper clichés. Je dis tout de même bravo à Alisha Weir, excellente dans son rôle de petit ballerine. J’ai été étonné de voir des acteurs comme Giancarlo Esposito et Matthew Goode que j’apprécie beaucoup.