Absolution
3.7
Absolution

film de Keoni Waxman (2015)

Après lui avoir fait une infidélité avec le film précédent, Pokers (2014), Seagal revient tourner avec son nouveau réalisateur fétiche Keoni Waxman. Mission à Haut Risque, Absolution en VO, est leur 6ème collaboration mais c’est aussi le 3ème opus d’une « trilogie » composée de Force of Exécution (2013), A Good Man (2014) et donc le film qui nous intéresse aujourd’hui. Mission à Haut Risque est donc une suite de A Good Man (2014) qui était une préquelle de Force of Exécution (2013) mais pas une vraie préquelle parce que, bref, c’est compliqué parce qu’il n’y a, au final, peu ou pas de liant entre les films et leurs histoires, et chacun peut clairement être vu comme un film indépendant. Enfin, ça c’est si l’envie vous dit de vous taper un petit naveton avec le gros Seagal, chose que je vous déconseille tant il n’y a pas grand-chose à réellement sauver dans ce Mission à Haut Risque, même si ce n’est pas le pire de sa filmographie.


Mission à Haut Risque, c’est l’histoire d’un mec qui a fait beaucoup de mauvaises choses dans sa vie et qui, avant de mourir, veut faire une bonne action. Il doit le faire pour sa propre absolution (c’est dingue, c’est le titre original !). Et à qui il va se frotter ? A un grand méchant dont le passe-temps favori est de se filmer en train de torturer voire tuer des jolies demoiselles. Brrrrrr. Et à ses nombreux sbires, bien entendu. Le casting s’en sort plutôt bien, Byron Mann en tête. Il y a même une petite alchimie dans son duo avec Steven Seagal, avec un léger humour latent. Vinnie Jones est ici cabotin à souhait dans ce rôle de gros sadique qui lui va parfaitement bien. Mais une fois de plus, pourquoi faire que le personnage de la très belle Adina Stetcu, 32 ans, tombe forcément amoureuse d’un Seagal ultra bouffi de 62 ans aux cheveux et au bouc artificiels… Leurs moments de « complicité » ne sont à aucun moment crédibles. Le scénario est d’un cliché absolu, avec tous les poncifs du genre qui sont tous alignés un par un, en plus d’être complètement absurde. Mais le film est relativement rythmé, avec pas moins de 9 scènes d’action. Alors, elles valent ce qu’elles valent, mais cela permet au moins de ne pas trop s’ennuyer durant le visionnage. On retrouve de nouveau une scène dans une boite de nuit, comme dans les 3 ou 4 derniers films. Mais ce coup-ci, pas de stripteaseuse, pas de boobs. Cependant, il y a malgré tout une fille qui s’enfuit et qui, lors d’un saut depuis une position surélevée, a oublié qu’elle n’avait pas de culotte. Un moment plein de subtilité. Mais bon, comme nous l’a fait comprendre A Good Man l’année précédent, les films de l’Est sont des chaudasses, donc si on suit cette logique, c’est normal qu’elles n’aient pas de culottes apparemment. Car oui, le film localise son action en Ukraine, ça permet de justifier un tournage moins cher en Roumanie.


Seagal a pris l’habitude (ou alors on lui a demandé) de moins apparaitre à l’écran et de laisser s’exprimer ses sidekicks qui sont autant présents à l’écran que lui, voire plus. Ce coup-ci, c’est Byron Mann qui sera à l’origine de la plupart des scènes d’action du film. Ces scènes d’action ne sont pas folles, c’est certain, et dans la moyenne de ce que le réalisateur Keoni Waxman avait mis en boite jusque-là. Mais lorsque c’est Byron Mann qui balance des kicks, ça reste au moins regardable, voire parfois divertissant, et son combat contre l’ancien champion d’UFC Josh Barnett vaut même un minimum le détour. Mais lorsque Seagal est impliqué, c’est comme depuis quelques années, un montage ultra haché afin de compenser les non-efforts / l’âge / l’embonpoint d’un Seagal qui n’a clairement plus envie et qui n’est là que pour toucher le chèque et faire plaisir aux derniers fans qui le suivent encore. C’est dommage car son affrontement final contre un Vinnie Jones bien énervé aurait mérité un minimum de soin. Mais non, il est expédié en quelques secondes et emballé c’est pesé. Seagal est présent à peu près à 20% des combats, les 80% restant semblent réservés à sa doublure qu’on voit de dos, ou de face lorsqu’un élément du décor ou un figurant cache son personnage. Au moins il nous gratifie l’espace d’une seconde et demie de son fameux moulinet de bras, même si au final, il ne fait qu’agiter ses mains un peu au hasard. Sa doublure n’est pas là que pour les scènes d’action, mais quasiment dans tous les moments où on ne voit pas Panda Bouffi de face. Mais quand il faut balancer des « Lèves-toi et bats- toi lopette ! », là c’est bien lui qu’on voit parce que, vous comprenez, c’est badass.


Mission à Haut Risque est dans la moyenne de ce que Steven Seagal fait depuis une 10aine d’années, un produit formaté pour son style, mis en boite à bas coût, mais qui n’a au final que peu voire pas d’intérêt. Au suivant, la fin est proche !


Critique avec images et anecdotes : https://www.darksidereviews.com/film-mission-a-haut-risque-de-keoni-waxman-2015/

cherycok
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le 29 juin 2025

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